Vincent Lambert : la justice valide la procédure d'arrêt des soins

Vincent Lambert : la justice valide la procédure d'arrêt des soins
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FIN DE VIE - Le tribunal administratif de Châlons-en-Champagne (Marne) a confirmé jeudi "l'obstination déraisonnable" faite à Vincent Lambert, dans un état végétatif depuis dix ans, ouvrant la voie à la procédure d'arrêt des soins décidée par le CHU de Reims.

La longue bataille judiciaire entre les parents de Vincent Lambert et le CHU de Reims se rapproche peut-être de son épilogue. Le tribunal administratif de Châlons-en-Champagne (Marne) a en effet rejeté la requête des parents de Vincent Lambert qui s’oppose depuis plusieurs années à l’arrêt des soins de leur fils en état végétatif depuis dix ans. Le tribunal a confirmé jeudi "l'obstination déraisonnable" faite à Vincent Lambert, ouvrant la voie à la procédure d'arrêt des soins voulue par le CHU de Reims.


"Il résulte (...) que le maintien des soins et traitements constitue une obstination déraisonnable" et "que la volonté de Vincent Lambert de ne pas être maintenu en vie dans l'hypothèse où il se trouverait dans l'état qui est le sien depuis dix ans, est établie", affirme l'ordonnance de référé dont nous avons obtenu copie. 

Vers un appel devant le Conseil d'Etat ?

Selon le tribunal, le Dr Vincent Sanchez a eu raison de retenir que "le maintien des soins et traitements qui sont prescrits à Vincent Lambert, dont l'alimentation et l'hydratation font partie, n'a pour effet que le seul maintien artificiel de la vie du patient".

L'état "irréversible" du patient tétraplégique de 42 ans, père de famille, a été souligné par deux expertises judiciaires, en 2014 puis en 2018.

Dans ces conditions, la décision du médecin n'est "pas contraire aux prescriptions" posées par la loi Claeys-Leonetti sur la fin de vie, reprises dans le Code de la santé publique, a souligné le tribunal administratif dans un communiqué dans l'après-midi.


La mise en oeuvre effective de l'arrêt des soins demeure cependant incertaine : les parents du patient avaient en effet annoncé qu'ils feraient appel devant le Conseil d'Etat si leur requête était rejetée.

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