Vincent Lambert : le CHU de Reims et son médecin comparaissent pour "non assistance à personne en danger"

Vincent Lambert : le CHU de Reims et son médecin comparaissent  pour "non assistance à personne en danger"
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L'affaire Vincent Lambert : un interminable déchirement

PROCÈS - Quatre mois après la mort de Vincent Lambert, son médecin, le docteur Sanchez ainsi que l'hôpital comparaîtront mardi 26 novembre devant le tribunal. Ils sont assignés par les parents de l'ancien infirmier pour "non assistance à personne en danger".

L'affaire n'en finit plus. Quatre mois après l'arrêt des traitements qui ont entraîné la mort de Vincent Lambert, son médecin ainsi que le CHU de Reims vont comparaître devant le tribunal ce mardi 26 novembre pour "non assistance à personne en danger". Ils sont poursuivis par les parents de Vincent Lambert, qui s'opposait à l'arrêt des traitements de leur fils. Pour l'avocat des parents, Me Jean Paillot, il ne s'agit pas d'une "vindicte" à l'encontre des soignants. Il estime que "le médecin a franchi la ligne continue et il doit en répondre", a-t-il estimé. Me Paillot explique que le tribunal devra, notamment déterminer quel était l'état de santé réelle de Vincent Lambert, au moment de l'arrêt des soins. Car c'est tout l'enjeu de ce procès. "Lorsque le tribunal a été saisi de notre plainte, Vincent était encore en vie. C'était un avertissement à l'hôpital et au médecin pour qu'ils attendent la décision de l'ONU", explique aujourd'hui Me Paillot.

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Le 4 mai dernier, un comité de l'ONU sur les droits des personnes handicapées demande à la France de suspendre toute décision concernant Vincent Lambert, le temps qu'il puisse examiner le dossier sur le fond. Mais après plusieurs recours infructueux des parents, l'arrêt des traitements démarre le 20 mai. Dans la soirée, la cour d'appel de Paris ordonne le rétablissement des traitements, jusqu'à ce que le comité de l'ONU se prononce. 

Mais, saisie par le gouvernement, la Cour de Cassation avait ensuite ordonné le 28 juin la reprise du protocole, ouvrant de nouveau la voie à la cessation de l'hydratation et de l'alimentation par sondes. Les avocats des parents Lambert menacent alors de poursuites pour "meurtre avec préméditation" le médecin qui ordonnerait un arrêt des traitements. Quelques jours plus tard, le 2 juillet précisément, le médecin du CHU de Reims Vincent Sanchez engage un nouvel arrêt des traitements. Vincent Lambert décède le 11 juillet. 

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Une enquête toujours en cours pour "recherche des causes de la mort"

L'avocate du médecin rémois n'a pas souhaité faire de commentaires, tout comme le CHU de Reims qui a indiqué par la voix de sa chargée de communication qu'il "n'y aura pas de déclaration, ni pendant ni après la procédure".

Reste que cette audience du 26 novembre prochain, ne signera pas la fin du combat judiciaire entourant la fin de vie de Vincent Lambert. L'enquête en recherche des causes de la mort lancée par le procureur de Reims le jour du décès "est toujours en cours" selon le Parquet. Un parquet également saisi d'une plainte pour "délit d'atteinte à l'image d'une personne hors d'état de se protéger". 

Elle a été  déposée en mai dernier par Me Chemla, l'avocat du neveu de Vincent Lambert, contre les magistrats et les avocats présents lors de l'audience du 20 mai à la Cour d'appel. L'avocat rémois leur reproche d'avoir diffusé une vidéo de Vincent Lambert sur son lit d'hôpital. 

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