Viol d'une étudiante canadienne au 36 Quai des Orfèvres : les deux policiers seront jugés aux assises en janvier

Viol d'une étudiante canadienne au 36 Quai des Orfèvres : les deux policiers seront jugés aux assises en janvier

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JUSTICE - Les deux policiers, accusés du viol d'une touriste canadienne dans les locaux du 36 Quai des Orfèvres à Paris en 2014, seront jugés aux assises de Paris du 14 janvier au 1er février 2019, indique l'AFP, selon une information du parquet.

C'est une affaire qui avait fait trembler les murs du mythiques "36 Quai des Orfèvres". En septembre 2017, la cour d'appel de Paris avait décidé du renvoi des deux fonctionnaires de police, devant les assises. Un an plus tard, une date a été fixée : le procès aura lieu en janvier prochain. 


Le 22 avril 2014, dans un pub irlandais en face du siège de la police judiciaire parisienne, des policiers s'étaient liés avec une touriste canadienne, fortement alcoolisée et sous l'emprise de stupéfiants. En pleine nuit, les fonctionnaires, qui n'étaient pas en service, lui avaient fait visiter les locaux. Elle en était ressortie en larmes quelques heures plus tard, extrêmement choquée. 

Elle avait porté plainte pour viol. Un des policiers avait évoqué une relation sexuelle "consentie", l'autre démentant tout rapport avant de reconnaître des "attouchements réciproques". Au terme d'une longue enquête, deux fonctionnaires de la Brigade de recherche et d'intervention (BRI), âgés de 40 et 49 ans, ont été renvoyés devant la cour d'assises pour "viol en réunion". 

Confondus par leurs empreintes génétiques

Les empreintes génétiques des deux fonctionnaires avaient été retrouvées sur les sous-vêtements de la touriste canadienne, ainsi qu'une troisième empreinte, inconnue. Une vaste opération de prélèvements ADN sur des fonctionnaires de la police judiciaire avait eu lieu en septembre 2015, mais celle-ci n'avait pas été concluante. En juillet 2016, les juges d'instruction avaient prononcé un non-lieu, mais le parquet de Paris et la jeune femme avaient fait appel de cette décision. 

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ARCHIVE - Une enquête pour viol secoue le 36 quai des Orfèvres

L'année suivante, en septembre 2017, la chambre de l'instruction de la cour d'appel avait suivi les réquisitions du parquet général qui avait estimé, au cours de l'audience que le "comportement jovial et libéré" de la jeune femme ne pouvait conduire à dire qu'elle avait "consenti à des relations sexuelles à plusieurs dans les locaux de la BRI". 


Le ministère public avait mis en avant ses déclarations "constantes", "même si le souvenir de la chronologie des faits et du rôle de chacun de ses agresseurs a été flou au regard de son alcoolisation". L'avocate de la jeune femme, Me Sophie Obadia, avait salué une décision qui "redonne sa dignité à ma cliente" car "la justice reconnaît enfin que cette femme étrangère en situation de vulnérabilité a été abusée sexuellement".

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