Médiation. Barbarie contre passion

Les férias suscitent l’indignation chez certains de nos téléspectateurs qui massivement nous le font savoir . Exemple : "je ne comprends pas que l'on fasse l'apologie de la corrida dans le journal de 13 heures, la promotion de cette barbarie qu'est la tauromachie est une honte ..." LIRE LA RÉPONSE :

Si vous êtes un fidèle téléspectateur du journal de 13 heures, vous n’êtes pas sans savoir que les fêtes populaires y ont leur place. Les ferias sont certes des fêtes taurines mais elles regroupent chaque année des millions de personnes et deviennent par leur ampleur incontournables. Dans ces sujets que vous décriez, admettez que ce ne sont pas les arènes qui ont centralisé notre attention et l’objectif de nos caméras mais au contraire les scènes de liesse qui ont animé ce weekend de pentecôte. A Nîmes nous n’avons montré que les bandas, les dégustations de paella et les danses de flamenco, aucune image de corrida n’a été diffusée. A Vic-Fezensac, outre les festivités classiques, la fanfare, les combats entre les taureaux et les toreros ont séduit, sans surprise, bien des aficionados mais 10 secondes seulement de tauromachie sont arrivées sur vos écrans, des affrontements entre l’homme et l’animal que nous avons pris soin d’édulcorer et qui étaient par conséquent ni violents, si sanguinaires. Nous sommes bien conscients du rejet que cette tradition ancestrale peut susciter chez certains de nos téléspectateurs mais devons faire des choix conformes à notre métier qui consiste à informer c’est-à-dire à rendre compte des événements qui se déroulent autour de nous. Nos journaux gardent les yeux ouverts sur le monde qui nous entoure.

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