Médiation. Coronavirus et chiffres : la difficile équation

Médiation. Coronavirus et chiffres : la difficile équation

Des téléspectateurs nous reprochent, parfois, de ne pas évoquer systématiquement le nombre de décès ou d’hospitalisations, dans cette bataille des chiffres, nous aurions tendance à mettre trop souvent sur le devant de la scène ceux des contaminations. Une lecture responsable de bien des angoisses nous écrivent-ils ! LIRE LA RÉPONSE :

Nous avons la semaine dernière traité ces données avec la plus grande objectivité. Les chiffres racontent la pandémie avec des hauts et des bas. Les épidémiologistes les étudient et ce sont leurs analyses que nous communiquons, rien de plus, rien de moins. Nous ne sommes pas médecins et encore moins infectiologues. Actuellement la courbe des personnes contaminées augmente mais la situation sanitaire apparaît aujourd’hui moins alarmante qu’au printemps car le nombre d’hospitalisations diminue et de décès également. Chaque jour de nouveaux malades sont détectés mais le nombre des admissions et sans commune mesure avec les chiffres observés pendant le confinement. C’est ce que nous avons dit mardi dans le 13 heures et jeudi dans le 20 heures. Les indicateurs ont changé et sont basés sur les tests, la majorité des nouveaux cas sont asymptomatiques, les personnes contaminées ne sont pas malades. Il n’en demeure pas moins que le monde hospitalier redoute une deuxième vague. Les lits destinés au Covid n’étant pas vides notamment à Marseille, les soignants craignent de devoir délaissés les autres patients en cas d’avancée incontrôlable du coronavirus. L'objectif des autorités est de maintenir la prévention pour éviter cette seconde phase. Quand il s’agit de santé publique, nous ne pouvons minimiser les risques en privilégiant un chiffre plutôt qu’un autre. 

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