Médiation. Danger ou panique

Incendie de Rouen. Beaucoup de nos téléspectateurs estiment que la couverture de ce sinistre a été les premiers jours insuffisante dans nos journaux. Exemple : "Je suis choquée qu'un média tel que votre chaîne n'ait pas pris la mesure de cet événement dont les conséquences sont à ce jour indéterminées pour tous les habitants de ma ville. Honte à votre chaîne d'avoir privilégié les bavardages hypocrites d'hommes politiques en mal de popularité à l'inquiétude d'êtres humains en proie à des émanations toxiques." LIRE LA RÉPONSE :

Ce sinistre a occupé progressivement une place prédominante dans nos éditions. Il s’y maintient une semaine après l’incendie de l’usine Lubrizol. Plus de trente reportages ont été diffusés dans nos JT de TF1 à ceux-ci s’ajoutent les nombreuses pages consacrées à cet inquiétant événement sur LCI. Ce n’est donc pas un accident industriel que nous avons minimisé. Nous ne sommes pas des experts chimistes spécialisés en toxicologie, nous ne sommes pas à même d’évaluer les conséquences sur la santé de la population, sur l’environnement d’un tel incendie mais nous sommes sensibles à l’inquiétude des habitants que nous relayons massivement dans nos journaux. L’angoisse qui plane sur la population vivant dans la zone contaminée par la fumée nocive nous ne devons, certes pas l’alimenter plus que de raison mais nous ne devons pas la nier et la rendre invisible. Notre fonction est de relater des faits après les avoir vérifiés. Dans le cas de Rouen, la vérification du niveau de toxicité d’un éventuel danger sanitaire échappe, pour l’heure, à nos compétences.

PS : Mais n’en doutez pas, nous sommes respectueux des grands principes de la profession. Notre public a le droit de savoir et c’est ce que nous nous efforçons de faire du mieux que nous pouvons en délivrant sur nos antennes des informations dont la fiabilité a été prouvée.

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