Médiation. De l’autre côté de l’Atlantique

Dorian ravage les cotes des Bahamas, certains nous reprochent de ne parler que des catastrophes qui affectent les Etats-Unis. Exemple : "Pourquoi toujours ces reportages lorsqu'un cyclone s'approche puis éventuellement touche les USA. Pourquoi le silence lorsque des inondations se produisent dans les pays pauvres (en Asie) ou en Chine le 11 août alors qu'il y a eu 28 morts. Pourquoi ces préférences ?" LIRE LA RÉPONSE :

Certains pays ont davantage de caméras braquées sur leur quotidien que d’autres. Les aléas climatiques prennent une dimension parfois particulière dans les journaux quand ils se déroulent aux Etats-Unis alors que des faits similaires laissent la presse souvent sans voix quand ils se situent ailleurs. Le monde est injuste dit-on mais c’est du monde tel qu’il est actuellement dont nous parlons dans nos JT, celui que les médias dans leur ensemble délaissent y a, il est vrai, moins de poids. Ceci étant dit, si notre regard ne se veut pas toujours à 360°, il n’est pas totalement aveugle aux catastrophes qui déchirent d’autres continents, loin s’en faut. Nous avons bien évoqué le typhon Lekima qui a fait 49 morts (et non 28) et 21 disparus en Chine mais ce cyclone ayant rapidement modifié sa trajectoire évitant ainsi de stagner sur des zones habitées et de détruire des célèbres îles comme celle de Tarama au Japon, ce drame a été brièvement traité dans nos éditions. Dorian est, en revanche, d’une puissance exceptionnelle et les conséquences de son passage aux Bahamas sont cauchemardesques, les images qui nous parviennent sont effrayantes, les Îles Abacos et Grand Bahama sont détruites à 85%. Je vous précise que l'archipel des Bahamas ne dépend pas de Washington et n’appartient pas aux USA, l’Etat des Bahamas étant un pays indépendant, membre du Commonwealth.

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