Médiation. Des vaccins autorisés qui divisent

Médiation. Des vaccins autorisés qui divisent

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La vaccination contre la grippe a débuté samedi 6 octobre. Le gouvernement teste la possibilité de se passer d'un médecin dans certaines régions françaises. 400 officines sont volontaires, les Français peuvent désormais se faire vacciner dans leur pharmacie. Mais, les infirmières libérales protestent et nous reprochent de ne pas les mentionner dans nos reportages. Exemple : "Infirmière libérale, je suis très surprise que notre profession ne soit jamais citée concernant la vaccination contre la grippe. Nous assurons un service 365 jours par an, nous faisons les vaccins depuis des années, nous sommes auprès de la population, des patients, très disponibles et réactives, pourquoi ne pas nous citer et vous focaliser sur les pharmaciens." LIRE LA RÉPONSE :

Les journaux télévisés ont une sérieuse tendance à annoncer les nouveautés. Les changements du jour ou de demain ont toujours constitué leur base jusqu’à les nourrir parfois jusqu’à plus soif. Il y a 10 ans le décret du 29 août 2008 autorisait les infirmières libérales à réaliser l'injection du vaccin antigrippal sur des personnes fragiles sans prescription médicale. Les JT de cette époque en ont fait des choux gras et diffusé des exemples concrets en valorisant les avantages d’une telle mesure. Aujourd’hui, l'arrêté du 25 septembre 2018 autorise à leur tour les pharmaciens d’officine à vacciner contre la grippe les patients majeurs. La campagne de vaccination ayant débuté dans certaines régions françaises, ce sont ces nouveaux praticiens qui ont, sans surprise, été une cible de premier choix dans nos JT. Ceci étant dit, les infirmières libérales notamment en milieu rural ont un rôle déterminant dans cette lutte contre cette épidémie saisonnière et sa prévention. Nos éditions ne manqueront pas de le rappeler.

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