Médiation. La menace prend de la hauteur

Dans les années 80, c'était une destination prisée des alpinistes français. Le Pakistan s'est ensuite enlisé dans le terrorisme, mais ces dernières années, il cherche à nouveau à s'ouvrir au reste du monde. Nous avons diffusé un reportage sur les aventuriers de l’Himalaya qui a suscité une certaine inquiétude. Exemple : "je viens de voir le JT, je suis choquée par un reportage sur le Pakistan dans lequel le journaliste vante le tourisme au Pakistan (qui est prêt à accueillir des randonneurs) alors qu'il y a quelques mois TF1 rendait hommage aux militaires morts pour libérer des touristes dans un autre pays instable... c'est malheureux pour le peuple pakistanais qui est un peuple charmant mais n'oublions pas que ce pays est une destination classée dangereuse et encourager les ressortissants français à s'y rendre pour les vacances est complètement irresponsable. " LIRE LA REPONSE :

Notre métier consiste à relater ce que l’on sait et ce que l’on voit, nous nous refusons à véhiculer des clichés. Notre envoyé spécial se rend au Pakistan depuis 20 ans, il est à même d’en observer les changements et d’en faire état dans nos JT. Après des années de troubles, le pays veut tourner la page et dévoiler au monde ses plus belles facettes. Parmi elles, les plus hauts sommets du monde. Au Gilgit-Baltistan, la région nord du Pakistan où l’Hindu Kush, le Karakoram et l’Himalaya se rencontrent, le danger des touristes n’est pas lié aux risques d’enlèvement mais plutôt inhérent à l’alpinisme et au trekking dans une nature très montagneuse et sauvage. C’est d’ailleurs la province la plus ouverte aux étrangers de tout le pays. Les zones tribales y sont désormais pacifiées et une double clôture frontalière équipée de caméras a été érigée entre le Pakistan et l’Afghanistan. Globalement, et c’est ce que nous souhaitions expliquer dans ce reportage, ce pays qui est à l’origine le berceau d’Al Qaïda, a fini par prendre le taureau par les cornes et à s’attaquer à ses propres extrémistes et terroristes. Et ce pour une raison économique majeure, s’il n’y en avait qu’une, car de cette sécurisation dépend la réussite du grand projet des Routes de la Soie contracté avec les Chinois …

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