Médiation. La parole des élus sans parole

Médiation. La parole des élus sans parole

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Certains téléspectateurs regrettent que des partis politiques s’expriment plus que d’autres sur nos antennes, ils semblent ignorer que le pluralisme dans l’audiovisuel fait parfois l’objet de règles, plus ou moins contraignantes. "Pourriez-vous inviter dans vos JT d'autres personnes que des élus LaREM, on aimerait entendre d’autres politiques ... Entendre des députés LaREM dire à longueur de journée ne grandit pas votre chaîne et montre votre déconnexion envers les Français." LIRE LA RÉPONSE :

Votre remarque n’est pas en phase avec le pluralisme politique et le sacro-saint temps de parole qu’impose la loi. Hors campagne électorale, les interventions des politiques répondent à un minutieux calcul, elles correspondent à des règles strictes que notre groupe respecte au pied de la lettre. Scrupuleusement donc et conformément à cette réglementation qui édicte "le principe du pluralisme politique", tous les courants de pensée gardent une place sur nos antennes. Le choix des personnalités interviewées n’est pas arbitraire, les politiques de droite et de gauche, de la majorité et de l’opposition possèdent, légalement, un droit d’entrée dans nos JT, leurs interventions sont minutées, notre bilan comptable se veut neutre à la fin de l’année et il le sera, comme il se doit. Le 31 décembre au soir, l’équilibre démocratique est, très officiellement, ce jour-là, obligatoire or, nous ne franchissons jamais la ligne rouge…La nouvelle règle instituée en 2018 offre un tiers du temps d'antenne à l'exécutif, les deux tiers restants étant partagés selon le principe d'équité entre les différentes formations politiques. Le chef de l’Etat, son Premier ministre et les membres du gouvernement sont à maintes reprises intervenus sur nos chaînes, il faut par conséquent accorder à la majorité les minutes auxquelles elle a droit avant la fin de l’année or le parti massivement représenté actuellement dans l’hémicycle est proche du locataire de l’Elysée, ce sont donc les députés LaREM mais également ceux du Modem que nous devons entendre dans nos journaux.  Notre regard sur la politique se veut à 360° et ne se juge pas sur une seule semaine, sur un seul mois. Nous sommes connectés à la réalité d’une horloge médiatique.

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