Médiation. Le poids des mots sans le choc des photos

Médiation. Le poids des mots sans le choc des photos

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La crise des migrants est une actualité sensible commentée sur nos sites. Certains téléspectateurs nous reprochent de ne monter que des hommes dans nos reportages. LIRE LA RÉPONSE :

 Vous êtes nombreux à déplorer l’absence de femmes dans nos reportages sur les réfugiés. Les chiffres officiels de l’ONU publiés le 20 juin dernier sont pourtant sans ambiguïté et attestent formellement de leur présence. Les femmes constituent même 50,3% des flux migratoires mondiaux. Sur l’Aquarius, par exemple, le Croix-Rouge espagnole a secouru des femmes enceintes et sur le Lifeline 88 femmes espèrent accoster ce soir dans un port maltais . Les femmes proviennent de pays où la prise de parole en public n’est pas une habitude, elles évitent d’être mises en lumière au sein des migrants. Il n’est pas aisé de pouvoir les approcher. Hier, dans notre reportage filmé sur les côtes libyennes l’une d’entre elle est sortie de l’ombre et a accepté de s’exprimer devant notre caméra. Une, c’est bien peu me direz-vous mais ne vous méprenez pas, les réfugiés ne sont pas que des hommes, ces derniers sont seulement plus faciles à interviewer que les femmes et par conséquent ce sont eux que nos JT montrent. Les femmes sont, en règle générale, regroupées dans des centres spécifiques or ce sont ceux qui abritent le gente masculine qui nous sont ouverts. Les images ne racontent parfois pas qu’une partie de la réalité, les commentaires comblent ce manque mais nos phrases communiquent un message plus faible que nos vidéos. Le poids des mots sans le choc des photos...

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