Médiation. Les impôts jouent à saute-mouton en Europe

Médiation. Les impôts jouent à saute-mouton en Europe

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« Paradise Papers ». Les téléspectateurs s’étonnent d’entendre dans nos JT le nom des mêmes pays cités dans la liste des paradis fiscaux indétrônables et reprochent à notre information de tourner en rond. Un téléspectateur nous écrit : "Une fois de plus je constate que vous n'avez rien d'autre à faire que de colporter de la propagande qui ne sert que les intérêts pitoyables de la France qui malheureusement grâce à des journalistes en manque d'inspiration, ne trouvent rien de mieux à faire que de nous diffuser pour la 100ème fois, un reportage complètement idiot sur le Luxembourg et autres paradis fiscaux!!! LIRE LA RÉPONSE :

Le public auquel nos journaux s’adressent est majoritairement français. C’est donc en priorité les problèmes économiques de la France que nos éditions décryptent. L’un des derniers en date exposé au grand jour émane d’une enquête menée conjointement par 400 journalistes de 67 pays. La presse informant la presse, nous en avons résumé les grandes lignes de cette investigation planétaire nommée "Paradise Papers". Les multinationales "fraudent" légalement en utilisant les failles d’un système fiscal inégal d’un pays à l’autre y compris au sein même de  l’Union européenne. Le Luxembourg est plus arrangeant avec les très riches que ne l’est la France mais se fait devancer dans cette course de l’argent par les Néerlandais qui excellent dans l’accueil VIP des entreprises. Les sociétés sont enregistrées artificiellement dans des pays conciliants, elles y font transférer leurs profits tout en conservant leurs activités dans des Etats voisins qui se voient privés ainsi de recettes fiscales considérables. Une perte financière estimée à 11 milliards d’euros pour Bercy, un manque à gagner qui ne s’apparente pas à de la fraude. Cette lacune dans l’harmonisation européenne, nous l’avons expliquée en citant plusieurs pays qui conformément à l’optimisation fiscale et à la réglementation en vigueur réduisent aisément le taux d’imposition des très grosses entreprises. Les pays montrés du doigt ont juridiquement, pour la plupart, les mains propres… Et, Bruxelles, pour l’heure, ne parvient toujours pas faire le ménage dans ses rangs. C’est un dossier complexe que nous détaillons étape par étape mais tous ceux qui nous regardent n’en maitrisant pas pleinement les enjeux, nous sommes contraints parfois de répéter mot pour mot les mêmes informations.

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