Médiation. Ne pas conclure trop vite

Le décès d'un adolescent de 13 ans dimanche au lendemain d'une rixe aux Lilas (Seine-Saint-Denis). Un téléspectateur nous écrit : "Depuis quelques jours vos journaux nous parlent d'une rixe dans laquelle un jeune de 12 ans (je crois) est mort sous des coups de barre de fer. Or d'après l'autopsie il n'en est rien !! Où prenez-vous vos informations ? Dans des bruits de couloirs ? sur les réseaux sociaux que vous êtes toujours très prompts à dénoncer car "ils ne vérifient rien du tout avant de le publier" (c'est l'idée des propos des journalistes), et vous ? vous vérifiez quoi ? J'imagine bien que je n'aurai aucune réponse de votre part car les journalistes sont des êtres infaillibles auxquels on ne peut pas faire de reproches sans être taxé de "populiste" mais quand même...gardez ça dans un coin de votre tête et essayez de faire du VRAI journalisme !! LIRE LA RÉPONSE :

La montée des violences gratuites dans certains quartiers sensibles n’est pas une affabulation journalistique, elle relève d’actions récurrentes, de faits concrets. L'une de nos équipes a récemment rencontré un adolescent de 17 ans, gravement blessé après avoir été roué de coups par une dizaine de jeunes armés de barres de fer à Garges-lès-Gonesse (93). Dans ces quartiers, les habitants vivent dans la peur et dénoncent l'inaction des pouvoirs publics car régulièrement, à la sortie des établissements scolaires, des groupes s’affrontent. Ces rixes à répétition en tête, le décès annoncé de l’adolescent dans la commune des Lilas est apparu comme résultant d’affrontements entre bandes rivales mais il semble que cette version ait depuis évolué, restant aujourd’hui très confuse. Le parquet du tribunal de Bobigny a, en effet, communiqué hier soir, après le journal, des éléments liés aux circonstances de la mort du jeune mineur qui modifient le déroulé de l’agression : "les premières conclusions relatives à l'autopsie du corps du jeune défunt pratiquée à l'institut médico-légal de Paris excluent l'intervention d'un tiers comme cause du décès, celui-ci étant consécutif à un oedème pulmonaire massif ayant provoqué un arrêt cardiaque." Il va sans dire que nous allons dans notre prochain 20 heures donner à ce drame une autre explication.

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