Médiation. Paris sous la pluie de lacrymogènes

Médiation. Paris sous la pluie de lacrymogènes

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Un samedi noir vivement commenté, dans tous les sens…Je ne peux répondre à tous ceux qui nous écrit mais parmi des centaines et des centaines de messages en voici un sélectionné au hasard : "Je vous envoie ce message pour vous notifier notre indignation face au manque d'objectivité de certains journalistes de votre chaîne la manifestation des Gilets jaunes à Paris, Pourquoi ne montrer que le négatif c'est à dire les casseurs qui sont là aux grand détriments des Gilets jaunes et ne pas faire voir le pacifisme des autres rassemblements et les revendications de ces pères, mères, retraités et autres qui manifestent pour faire entendre leurs souffrances , Voilà c'était juste un petit cri de colère…." LIRE LA RÉPONSE :

Nos caméras n’en ont pas cru leur objectif, les scènes de violences parisiennes étaient pour beaucoup d’entre nous du  "jamais vu". Avec le plus de rigueur possible, nous les avons relatées mais leur ampleur était telle qu’elles ont très vite étouffé toutes les autres actualités. Les rassemblements plus pacifiques en ont même perdu leur couleur et les revendications légitimes de la majorité des Gilets jaunes étaient inaudibles face ces affrontements entre forces de l’ordre et manifestants, des événements consternants que des médias nationaux comme les nôtres ne peuvent pas taire. Les avenues de la capitale proches de l’Arc de Triomphe étaient la zone géographique qui occupait toute notre attention délaissant ainsi le reste de la France. Dans nos éditions précédentes, dans celles de ce jour, de demain, dans nos débats, nos pages spéciales les raisons d’une telle colère sont expliquées enfin présentées grâce à des témoignages de citoyens qui tirent la sonnette d’alarme. La France d’à côté est aussi la nôtre et notre regard sur cette guerre fiscale se veut à 360°. Il nous faut pour enrichir notre objectivité l’observer de près, la côtoyer de loin, la comprendre d’en haut, la vivre d’en bas. Une longue marche que les journalistes que nous sommes détaillent du mieux qu’ils le peuvent. Mais l’information, parfois, va plus vite que nous.

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