Médiation. Un principe de précaution

Offensive turque en Syrie. Des téléspectateurs s’étonnent de l’absence de vrais directs avec nos envoyés spéciaux dans nos journaux. Exemple : "Fidèle téléspectateur de votre chaîne, je trouve très regrettable et complètement impersonnel la manière dont sont diffusés vos reportages. Nous avions le bonheur précédemment d'apercevoir vos correspondants et un "petit bout " du territoire d'où ils intervenaient MAIS maintenant cela semble être préenregistré et ça perd beaucoup de son authenticité .........et pour ma part l’intérêt est moindre. " LIRE LA RÉPONSE :

En règle générale, nos envoyés spéciaux interviennent en direct dans nos JT ou plus précisément si et seulement les moyens techniques le permettent. Car, parfois l’actualité qui nécessite une telle prestation se déroule dans un lieu hostile aux transmissions de données entre pays. Les infrastructures, les réseaux de communication, les accès aux satellites peuvent manquer de fiabilité. Ainsi, pour ne pas perturber la qualité de notre journal, les analyses de nos journalistes nécessitent d’être enregistrées avant le début de ce même JT. Dans le sud de la France pour faire le point sur les intempéries, à Londres pour suivre le feuilleton du Brexit, les interventions ne risquent pas souffrir d’une pénurie de fluidité ou de données informatiques obsolètes, elles relèvent, par conséquent, dans la majorité des cas d’un vrai direct. En revanche, en Syrie ou en Irak, les liaisons avec notre antenne ne sont toujours optimales, les commentaires de nos envoyés spéciaux peuvent être inaudibles ou interrompus brutalement par une rupture de faisceau. Pour diffuser un journal techniquement propre à l’heure H, dans ces régions-là, les interventions sont donc décalées de plusieurs minutes ce qui n’affecte en rien les propos des journalistes et ne modifie en aucun cas la réalité des faits qu'ils relatent. 

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