Médiation. Une photo "interdite"

Médiation. Une photo "interdite"

DirectLCI
La photo du tueur présumé de Strasbourg montrée dans nos journaux choque certains de nos téléspectateurs. Exemple : "Vous seriez bien avisés de ne plus jamais publier le portrait d'un terroriste quel qu'il soit dès lors qu'il est emprisonné ou abattu. Ne jouez pas le jeu de ces personnages" LIRE LA RÉPONSE :

Les terroristes ont un nom et un visage, certains  je vous l’accorde ont pollué nos écrans dans les années passées. Depuis le massacre de Nice le 14 juillet 2016, les photos du ou des responsables de ces tueries sont utilisées si et seulement si le droit à l’information l’exige. Nous avons bien conscience que montrer leur portait à longueur de journaux pourrait avoir un effet néfaste sur certains esprits fragiles. Nous évitons de divulguer les identités des terroristes quand cela nous est possible, nous nous refusons à mettre sur un pied d’égalité dans notre affichage médiatique les photos des victimes avec celles de leurs bourreaux. Mais lorsque la police nationale lance un appel à témoins pour retrouver le tireur présumé de Strasbourg nous en faisons bien évidemment écho. Je précise que nous ne diffusons que des photos issues de pièces d’identité. Le tueur présumé du marché de Noel est désormais neutralisé, son visage continue à exister sur nos antennes,  quelques secondes seulement dans un JT. C’est déjà trop me direz-vous mais ce Français a un nom que les Strasbourgeois meurtris n’ont pas encore effacé de leur mémoire.

Sur le même sujet

Lire et commenter