VIDÉO 360 - Dans les coulisses du cirque Arlette Gruss

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CHAPITEAU - Le cirque Arlette Gruss sillonne les routes de France depuis plus de 30 ans. Si certains des membres sont présents depuis les débuts, de nombreux artistes rejoignent la troupe pour une saison. Avec près de 160 personnes, le cirque est un vrai petit village avec son restaurant et son école. Plongez à 360° dans cet univers familial et enchanteur !

Dans la famille Gruss, je demande la petite-fille. Laura est une enfant de la balle, le cirque, elle ne connait que ça. "Vu que je suis née ici, tout me plait", assure-t-elle dans un grand sourire. Mais ce qu'elle aime par dessus tout, c'est d'être sur la piste : "Voir le public applaudir, c'est grâce à ça qu'on a le sourire chaque jour", avance la jeune femme de 19 ans."Et puis même si on a des petits soucis, on les oublie parce qu'on a le plus beau métier du monde." Sa spécialité : le dressage de chevaux, comme sa mère Linda. "Quand je leur parle, je sens un respect entre nous", explique-telle. "On les nourrit, on les soigne, tous les jours on est là. (...) Je ne les traite pas comme des animaux, c'est ma famille en fait".


Le cirque Arlette Gruss a fait le choix de poursuivre ses spectacles avec animaux, malgré les polémiques  désormais sur l'utilisation des animaux dans les cirques. "Je suis issu de la septième génération d'une famille de cirque, la famille Cesare Togni", nous raconte le responsable du zoo. "J'ai commencé avec les animaux, j'avais 10 ans. Ma mère était acrobate à cheval, mon père travaillait avec les animaux, mon père était un grand dresseur." 


Comme tous les enfants du cirque, John a testé les différentes disciplines : l'acrobatie, la jongle, la voltige à cheval mais il n'a jamais trouvé plus fort que le rapport aux animaux et notamment aux éléphants. Babati, Burma, Jumbo et Siam, ses 4 éléphantes, sont nées en captivité dans le cirque familial, il y a près d'un demi-siècle. John n'était même pas né. "Des prélèvements dans la nature, ça n'existe plus depuis 50 ans", assure-t-il. "Aujourd'hui on est vraiment au top au niveau du bien-être avec les animaux, moi je vis pour eux."

Dans le cirque Arlette Gruss, il y a une foule d'autres numéros, de la danse aux sports mécaniques en passant par la voltige. Le spectacle est renouvelé chaque année, alors la troupe accueille de nombreux artistes extérieurs. Guillaume Faurie présente avec deux acolytes le "motor show", un spectacle en quad et en moto. 


"Habituellement, dans le freestyle, on fait plus des shows sur des week-ends, sur des événements du type motocross ou salon de la moto." Quand le cirque lui a proposé de rejoindre la troupe pour une saison de 11 mois, il s'est d'abord posé "quelques questions parce que le cirque, ce n'est pas commun dans notre milieu". Mais ce pilote de quad n'a pas hésité longtemps : "J'ai dit oui parce que c'est intéressant dans ma vie de faire partie d'une tournée comme ça, sur un an, on rencontre plein de personnes, c'est un peu comme une famille." Une famille de près de 160 personnes.

Car en plus des artistes, le cirque compte des techniciens, des vendeurs, un cuisinier et même une école. "On n'a pas une école fixe, on a une école qui roule et à chaque fois la maîtresse, elle nous suit", raconte Alexis Gruss. La petite fille de 8 ans étudie avec une vingtaine d'autres enfants de tous niveaux, de la maternelle au CM2. Ce qu'elle aime le plus ? Visiter de nouvelles villes à chaque étape.


"Les enfants sont super ouverts à tout", abonde Mathieu Dallant, clown depuis presque 30 ans. "C'est un peu une vie révée, on travaille mais on a toujours notre famille à côté, les enfants nous voient travailler, ils grandissent avec les animaux. Au quotidien, on croise des éléphants, des tigres, des chameaux, ça nous parait normal. C'est une bien belle vie." Lui, ne vient pas d'une famille du cirque. Il a rejoint la troupe à 18 ans. A l'époque, le cirque Gruss ne comptait qu'une vingtaine de personnes. 


Sa femme non plus ne connaissait rien à ce milieu. Alors "comment on créé une famille en voyageant?", interroge-t-il. "Soit on rencontre quelqu'un sur le cirque, une autre artiste ou un membre du personnel, soit on fait comme moi, on va débaucher une clerc de notaire bordelaise qui quittera tout pour me suivre et vivre cette aventure aussi. Ce qui est bien avec le cirque, c'est qu'il y a plein de personnes différentes avec plein d'histoires différentes." 


Aujourd'hui, à 46 ans, ce père de 5 enfants reste toujours aussi passionné quand il enfile son costume de clown. Il ne quitterait cette vie pour rien au monde. Et si le milieu connaît quelques difficultés financières ces dernières années, il en est persuadé : "Le cirque ne mourra jamais, (...) on s'en sortira toujours, tant qu'il y aura des gens passionnés."

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