VIDÉO 360 - Dans les coulisses du parc zoologique de Paris

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COULISSES - Le parc zoologique de Paris s'anime bien avant l'ouverture au public : nettoyage des enclos, nourriture, soins médicaux, une cinquantaine de soigneurs s'activent chaque jour en coulisses pour s'occuper des 2000 animaux qui vivent au zoo. Découvrez ce métier passionnant à 360°.

L'enclos des rhinocéros a été nettoyé, de la paille fraîche disposé ça et là, tout est prêt pour accueillir Angus et Wami. Mais avant de pouvoir quitter leur abri où ils ont passé la nuit, les rhinocéros du parc zoologique de Paris doivent d'abord se faire soigner leurs sabots.  Comme chaque matin, leurs soigneurs Mathieu et Quentin leur font une petite "manucure". Au programme : désinfection et "enveloppement" à l'huile de poisson et à l'argile. 


"Nous faisons ça car ils ont les ongles un peu fissurés", nous explique Mathieu Boucher, l'un des soigneurs. Le jeune homme travaille ici depuis 5 ans. Dans ce zoo où les 2000 animaux sont répartis selon leur origine géographique, Mathieu a fait le choix de s'occuper des animaux de la partie Sahel et Soudan. "J'ai toujours été attiré par les gros herbivores", raconte-t-il. Avec les rhinocéros, il n'est pas déçu. Mais ces herbivores n'en sont pas pour autant dangereux, alors comment faire pour soigner ces animaux en toute sécurité ? 


Comme dans de nombreux autres parcs, les soigneurs ont mis en place un "medical training", un entrainement médical en français. Pendant que l'un s'occupe des soins, l'autre détourne son attention avec une cible. Le rhinocéros doit toucher un bâton au bout arrondi et rouge et maintenir la position. S'il y arrive, le soigneur déclenche un bruit, un petit clic, et félicite l'animal en lui offrant une récompense. "Le rhinocéros le fait de façon volontaire", souligne Mathieu, "il a juste une récompense s'il fait bien le travail et ... rien du tout, s'il ne le fait pas". Angus a bien assimilé l'exercice. Après 30 minutes de "manucure" sans aucun accroc, il peut regagner sa prairie.

Des soins quotidiens

Les soigneurs doivent également faire le tour de leurs animaux chaque matin pour vérifier qu'ils sont en bonne santé. Ludmila, en charge de la grande volière africaine, profite du nourrissage de "ses" oiseaux pour faire son inspection. "Cela permet un contrôle précis", détaille la jeune femme.


"En temps normal, tout le monde descend dans le  bassin, si l'un des oiseaux ne descend pas, c'est le signe qu'il y a un problème." Bien souvent, il s'agit d'un problème à une patte -sans surprise, c'est le talon d'Achille des flamands roses. Mais pour les oiseaux insectivores comme le calao trompette ou le rollier à ventre bleu, cela ne suffit pas. Alors Ludmila se charge de les nourrir à la main, en tendant dans les airs des criquets. Elle peut ainsi vérifier les oiseaux - bagués - et voir s'ils s'alimentent bien.


Les soigneurs des lamantins des Antilles procède de la même façon mais les choses sont pour eux un peu plus compliquées : pour les nourrir et les approcher, il faut plonger ! Muni de bouteilles d'oxygène, ils descendent des guirlandes d'algues et de plantes marines, un vrai régal pour ces mammifères marins. Ils en profitent pour vérifier que tout va bien et pour nettoyer les vitres du bassin.


Ce matin là, aucun problème en vue, mais dans l'enclos des babouins, c'est une autre paire de manche.

Une joue perforée : "une opération de routine"

Pégase, un babouin adulte d'une trentaine de kilos, est sorti mal en point d'une "bagarre" avec l'un de ses congénères. Direction : la clinique vétérinaire du parc pour le soigner. "Il a une plaie au niveau de la joue", détaille Sylvie, une vétérinaire. "La joue a été perforée et les aliments peuvent passer à travers donc il faut lui faire des points de suture". 


En temps normal, les animaux sont capturés par leurs soigneurs - en qui ils ont confiance - et amenés à la clinique pour y être anesthésiés mais Pégase fait partie des animaux dangereux. Avec ses grandes canines et sa puissance, un babouin pourrait blesser quelqu'un. Il a donc été anesthésié dans son enclos et arrive déjà endormi dans la salle de chirurgie. Pour Sylvie Laidebeure, il s'agit d'une opération de routine : quelques points de suture et l'animal pourra repartir avec ses congénères une fois réveillé. Une journée classique en somme. En règle générale, l'équipe médicale effectue une dizaine d'interventions par jour. 


Un peu plus tôt ce matin, cette professionnelle en poste dans le parc depuis 14 ans, s'est occupée du suivi gynécologique d'une femelle titi. Ce jeune primate montre en effet des difficultés à s'accoupler, or la reproduction des animaux et notamment des animaux en danger est un des objectifs premiers des zoos. C'est également un des motifs de l'engagement de Sylvie : "J'ai le sentiment d’œuvrer pour la conservation et d'éduquer à la conservation notamment auprès du jeune public", avec l'impression valorisante "d'être utile".


Pour Sylvie, Mathieu et Ludmila, travailler au contact de ses animaux sauvages est un rêve d'enfant qui s'est réalisé. Mais ils ont conscience d'être chanceux : les places de soigneurs et de vétérinaires salariés dans des parcs zoologiques restent très limitées.

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