3 choses à savoir sur "Il était une fois dans l'est", la nouvelle série BD de Julie Birmant et Clément Oubrerie

3 choses à savoir sur "Il était une fois dans l'est", la nouvelle série BD de Julie Birmant et Clément Oubrerie

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BIOPIC-BD - Après l'excellent "Pablo", quatre tomes qui retraçaient la jeunesse de Pablo Picasso, Julie Birmant (scénario) et Clément Oubrerie (dessin) inaugurent une nouvelle série BD basée sur la danseuse Isadora Duncan, "Il était une fois dans l'est" (Dargaud).

De quoi ça parle ?
Voyou prompt à se fracasser les poings dans les fenêtres, Serge Essenine est un poète adulé comme une rock star à Moscou. Avec son ami Mariengof, ils sont les chefs de la bande des Imaginistes. Dans les cendres fumantes de la guerre civile russe, alors que le gouvernement ne s'en prend pas encore aux artistes, ils se battent tranquillement à coup de poèmes et de bouteilles de vodka. Mais un beau jour de 1921, surgit une danseuse américaine au moins aussi célèbre que Lénine, Isadora Duncan... Une liaison passionnée va débuter entre ces deux enfants terribles.

Qui sont les auteurs, déjà ?
Crayon, pinceau, aquarelle : il n'y a pas une technique que le dessinateur Clément Oubrerie maîtrise à la perfection. Après les couleurs chaudes et nettes d'Aya de Yopougon, la série de Marguerite Abouet qu'il a illustrée avec génie, le voilà qui dilue ses couleurs dans un brun-gris plus conforme à la Russie des années 20, où se déroule la majeure partie de ce premier tome. Oubrerie retrouve pour cette nouvelle série la scénariste Julie Birmant, avec qui il avait travaillé sur les 4 excellents tomes de Pablo, sur la jeunesse de Picasso. Le scénario est si fluide qu'il fait oublier l'énorme travail de documentation caché derrière.

Pourquoi ça vaut le coup d'œil ?
Déjà, pour la liberté graphique de Clément Oubrerie, qui réussit à merveille à restituer les pas de danse improvisés d'Isadora Duncan, sauvages et complètement à contre-courant de leur époque. Pour l'histoire, méconnue, de ces artistes qui ont dû subir les guerres, les famines, les bouleversements politiques pour survivre et percer. Mais c'est surtout l'immensité de leur ego qui a compliqué leur existence, offrant quelques moments comiques dans une série historico-dramatique dont on attend la suite avec impatience.

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