Arnaldur Indridason : "Si Leicester peut gagner la Premier League, l'Islande peut gagner l'Euro"

Arnaldur Indridason : "Si Leicester peut gagner la Premier League, l'Islande peut gagner l'Euro"

SUPPORTER – L'auteur de polars islandais le plus lu au monde est un fana de football. Pratiquant depuis l'enfance, Arnaldur Indridason continue de jouer deux fois par semaine avec ses amis. Au festival littéraire Quai du Polar, en avril dernier, il avait confié sa passion pour le ballon rond, Arsenal... et l'équipe nationale d'Islande, jusqu'à lancer une prédiction pas si folle que ça depuis sa victoire contre l'Angleterre, le 27 juin.

Dans la grande équipe des auteurs de polars, Arnaldur Indridason est un attaquant. Dix-sept romans, presque autant de buts marqués dans les meilleures ventes de livres : ce grand bonhomme a réussi à nous faire croire que l'Islande compte autant de criminels que de mouettes. En réalité, ce que l'île a de plus sauvage, ce sont ses saumons… voire ses commentateurs sportifs, un soir de victoire en plein Euro.

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Arnaldur Indridason a dû faire partie des 99,8 % d'Islandais qui ont regardé le match. En matière de foot, l'auteur est croyant et pratiquant : deux fois par semaine, il va taper dans un ballon avec ses copains, comme s'il avait toujours 8 ans. "J'ai toujours joué au foot ", avait-il confié à Hubert Artus, lui-même auteur de l'excellent Galaxie Foot (Points), à Quais du Polar, le 3 avril dernier. "On a dépassé la cinquantaine avec mes copains, certains sont plus gros que moi, on est lents mais on a l'impression d'être meilleurs !"

"Pour moi, c'est toujours aussi monstrueux de perdre"

L'esprit viking, toujours lui, les anime : "On quitte nos vêtements civils et on enfile notre tenue de combat. On entre sur le stade par équipes de 5, et en donnant notre maximum, on arrive parfois à un beau tir, voire à un beau but !" L'important alors n'est pas de participer : "Pour moi, c'est toujours aussi monstrueux de perdre. Je prends ma douche très triste, et je rentre chez moi très triste. Et ça ne change rien car je finis toujours pas revenir sur le terrain, ça m'échappe."

En civil, Indridason est supporter d'Arsenal. Pas vraiment par choix, puisque la télévision islandaise ne diffusait que les matches du championnat anglais lorsqu'il était enfant. Il avait promis qu'il allait suivre l'Euro, et que l'équipe d'Islande, surnommée "Strakarnir okkar" ("nos garçons"), avait fait une force de son statut d'outsider. "Il faut toujours soutenir les petits", prédisait alors l'écrivain : "Si Leicester peut gagner le championnat anglais, l'Islande peut gagner l'Euro !"  

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