DSK attaque en diffamation Régis Jauffret pour son livre sur l'affaire du Sofitel

DSK attaque en diffamation Régis Jauffret pour son livre sur l'affaire du Sofitel

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REPLIQUE – A peine en librairies, et déjà poursuivi. "La ballade de Rikers Island", le nouveau roman de Régis Jauffret, inspiré de l'affaire du Sofitel de New York, provoque la colère de Dominique Strauss-Kahn. L'ancien patron du FMI a décidé d'attaquer l'auteur et son éditeur en diffamation. Mais aussi la radio France Inter sur laquelle il en a fait la promotion jeudi matin.

La réaction de Dominique Strauss-Kahn n'a pas traîné. Ce jeudi matin, l'écrivain Régis Jauffret était l'invité de France Inter pour parler de La ballade de Rikers Island, son roman librement inspiré des événements survenus dans une suite du Sofitel de New York, en mai 2011. Si le nom de l'ancien patron du FMI n'est jamais cité, l'auteur ne cache pas s'être inspiré de lui.

En revanche il cite nommément, Nafissatou Diallo, l'ancienne femme de chambre, pour laquelle il assume prendre partie. Ce livre "c'est un hommage car elle n'a pas été traité comme les autres personnages", a expliqué jeudi matin Régis Jauffret au micro de Pascale Clark. On leur a donné leur chance. Elle, elle "a été traité de façon "raciste", même si je n'aime pas dire ce mot. Disons colonialiste."

"Une pseudo enquête romancée"

Des propos qui ont, semble-t-il, choqué l'ancien ministre de l'Economie. "Dominique Strauss-Khan conteste formellement les déclarations diffamatoires de Régis Jauffret contenues dans son dernier livre ainsi que celles tenues ce matin à la radio dans le cadre de sa promotion", a réagi son avocat, Jean Veil, qui va également attaquer les éditions Seuil et la radio France Inter.

"Sous prétexte d'une pseudo enquête romancée, l'auteur, qui n'hésite pas à s'appuyer sur des conversations purement et simplement inventées, contredit les conclusions devenues définitives de la procédure judiciaire américaine qui a abandonné toute poursuite sur les accusations de viol portées par une femme de chambre du Sofitel de New York, Nafissatou Diallo", a-t-il ajouté.

Dans une interview publiée par Les Inrockuptibles, en décembre dernier, Régis Jauffret expliquait que pour lui, "Diallo n’était pas en faute. Ensuite, on a dit qu’elle avait fait ça pour se faire un peu d’argent en plus. Or elle gagnait 3 000 dollars par mois : pourquoi aurait-elle accepté un pourboire de 50 ou 100 dollars pour une fellation ?"

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