L'agression de Thomas, la prison, la télé... Ce qu'on apprend dans "Trop Vite", la bio de Nabilla

L'agression de Thomas, la prison, la télé... Ce qu'on apprend dans "Trop Vite", la bio de Nabilla
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CONFESSIONS - Nabilla Benattia, étoile filante de la téléréalité a connu la célébrité, la gloire et la chute, un soir de novembre 2015, dans un hôtel de Boulogne. Une ascension fulgurante pour une jeune fille à peine sortie de l’adolescence. Dans son livre, Trop vite, elle raconte comment elle est devenue un phénomène de société, à la fois adulée et insultée. Morceaux choisis.

Du paradis à l'enfer, des plateaux de téléréalité à la prison, Nabilla Benattia a tout connu, ou presque, en quelques années passées sous les feux des projecteurs. C'est cette ascension, aussi irrésistible que scandaleuse, que la jeune femme raconte dans Trop Vite, son autobiographie publiée chez Robert Laffont. Metronews l'a lu... et vous raconte ce qu'on a retenu.

► Que dit Nabilla sur la nuit du 6 au 7 novembre ? 
Dans l'attente de son procès pour "tentative d'homicide volontaire", Nabilla qui a maintes fois changé sa version des faits raconte ce qu'il s'est passé la nuit où tout a basculé, un soir de novembre, dans un hôtel de Boulogne Billancourt. Ce soir-là, Thomas regarde Nabilla à la télé, obligée par la prod' de "Touche pas à mon poste" de danser une rumba avec Gilles Verdez. Peu vêtue, la jeune femme fait ce qu'on lui demande et joue le jeu. Le chroniqueur lui vole un baiser. De l'autre côté de l'écran, Thomas voit rouge. L'émission terminée, une dispute éclate entre les deux amoureux. Jaloux, Thomas lui reproche son attitude, Nabilla se défend.

De retour à l'hôtel, l'atmosphère s'apaise et tous deux décident d'aller dîner dans un restaurant chic de Paris. Mais la tension reprend de plus belle dans le taxi du retour. Dans l'intimité de leur chambre, Thomas s'empare du téléphone de Nabilla pour vérifier qu'elle lui est fidèle. La suite, Nabilla la raconte : "Dans la folie de ce moment-là, j'ai ramassé un couteau pour lui faire peur". "Si j'avais vu une louche traîner, j'aurais ramassé une louche (...) c'est parti en live. Pendant qu'il tentait de me maîtriser, le coup est parti. Il est blessé à la poitrine", écrit la jeune femme. 

► Sur son expérience de la prison 
Quelques heures après avoir agressé Thomas, Nabilla est mise en examen et placée en détention provisoire, écrouée à la maison d'arrêt pour femmes de Versailles. Je ne peux absolument pas admettre que je suis en prison, écrit-elle. Placée en cellule VIP, seule. "La solitude y est trop pénible", dit-elle.

Au bout de quelques jours enfermée, elle décide de prendre l’air, descendre dans la cour et se mêler avec les autres détenues. "Rien ne va devenir un mauvais souvenir,confie la jeune femme. Sauf la privation de liberté et cette sensation désespérée d’avoir foutu sa vie en l’air".

Durant toute son incarcération, Nabilla raconte avoir beaucoup pensé à Thomas. Inquiète et amoureuse, la jeune femme demande sans cesse des nouvelles de "sa vie" comme elle l’appelle. Nul ne lui répondra. Jusqu’à ce que Thomas ne récupère le numéro de téléphone de Malika, l’amie de promenade de Nabilla, en prison. Le lien entre les amoureux, brisé par la procédure se rétablit peu à peu par l’entremise de Malika "notre histoire a recommencé" dit-elle.

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 Sur sa cavale
Quelques jours avant Noël, Nabilla sort de prison. Le 18 décembre 2014, la jeune femme prend la direction de la maison de ses grands-parents, en Haute-Savoie. Elle y passe les fêtes en compagnie des siens. "La justice vient de me faire une fleur dont j'ai conscience", écrit-elle.

Son quotidien se limite à penser à Thomas et à brouiller les pistes afin que sa grand-mère Livia ne sache pas que tous deux communiquent. Le couple a l'interdiction de se voir et se parler, sous peine de violer le contrôle judiciaire. 

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Commence alors une correspondance 2.0 via des téléphones jetables. La veille du nouvel an, le jeune homme lui annonce qu'il arrive. La cavale de "Zézette et Tony Montana", comme elle la décrit, commence. Rendez-vous à Annemasse, direction La Réserve, un hôtel luxueux des environs. Puis, il faut changer d'hôtel, car ils sont reconnus.

Le magazine Public sort en couverture qu'ils se revoient, il faut reprendre la fuite. Direction Milan, en Italie avec la peur qu'on les reconnaisse. L'Italie est "un pansement", "deux jours insouciants sans impasse". Se cacher des juges, des avocats et de sa famille devient épuisant. "L’angoisse de se faire pincer", écrit-elle.

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 Elle règle ses comptes avec Canal +
Le "Non mais allo" devenu mythique est entrée dans le langage courant durant quelques mois a envoyé Nabilla sur plusieurs plateaux de télé pour la chaîne Canal +. Du Grand Journal où Michel Denisot la reçoit avec la même élégance qu’une star de cinéma, à l’écoute du message de son père dans Le Tube, la jeune femme "dépanne la chaîne lorsqu’un invité fait faux bond", dit-elle. Drôle, fun et bonne cliente des plateaux, Nabilla s’exécute et enchaîne les émissions en clair de chaîne cryptée. Pour en ressortir blessée et humiliée.

Son expérience pour Le Supplément avec Maïtena Biraben qu'elle surnomme "Maizena Baratin", ou encore "cloche à merde" "vautour" vire à l'exécution publique. "Une blessure glacée" qui la transforme en robot après que la journaliste a ressorti un extrait de son casier judiciaire, mentionnant son passage dans un centre pour mineurs après une erreur de jeunesse. 

Une autre fois, pour dépanner la Nouvelle Edition, après qu’un invité leur ait fait faux bond, la jeune femme raconte s’être retrouvée en face du chroniqueur  Ariel Wizman. Il lui assénera une remarque d’une extrême violence.  : "En tous cas, vous avez fait toutes les émissions en clair de Canal+, vous n'avez pas fait 'Le Journal du hard', vous auriez peut-être dû commencer par là, non ?". 

>> Nabilla Benattia, Trop vite, chez Robert Laffont. 300 pages, 16,50 euros

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