Le Goncourt attribué à Lydie Salvayre pour ''Pas pleurer''

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PRIX LITTÉRAIRE – La romancière française a été sacrée ce mercredi par la plus prestigieuse des récompenses littéraires française pour son roman dans lequel s'entrelacent les voix de sa mère, Montse, et de Georges Bernanos, pendant la guerre civile espagnole.

Elle a atteint le Graal. Lydie Salvayre a reçu ce mercredi le Goncourt pour ''Pas pleurer'' (éditions Seuil). La romancière française a été préférée à David Foenkinos (''Charlotte''), Kamel Daoud (''Meursault, contre-enquête'') et Pauline Dreyfus (''Ce sont des choses qui arrivent'') pour succéder à Pierre Lemaitre, lauréat du Goncourt 2013 avec "Au revoir là-haut".

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Dans son livre, Lydie Salvayre fait s'entrelacer les voix de sa mère, Montse, et de Georges Bernanos, pendant la guerre civile espagnole de 1936-1939. Choqué par la barbarie des combats dont il est témoin, l'auteur français de ''Sous le soleil de Satan'' dénonce sous la plume de Lydie Salvayre la terreur exercée par les troupes de Franco avec la bénédiction de l’Église catholique. Montse raconte, elle, à sa fille dans un savoureux mélange de français et d'espagnol la misère d'une enfance catalane et comment les idées nouvelles ont agité l'Espagne rurale de cette époque. Agée de 66 ans, Lydie Salvayre signe là un récit singulier et plein d'énergie.

"Je suis très heureuse, je suis très émue", a commenté Lydie Salvayre, les larmes aux yeux, en se faufilant dans la cohue des journalistes rassemblés au restaurant Drouant, dans le centre de Paris, où est traditionnellement décernée cette récompense. "Nous avons d'abord couronné un roman d'une grande qualité littéraire, un livre à l'écriture très originale, même si je regrette qu'il y ait parfois trop d'espagnol", a souligné Bernard Pivot, président de l'Académie Goncourt.

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