Le livre qui fait du bien (49) : "Le garçon qui parlait aux dauphins" de Ginny Rorby

LIVRES
COUP DE COEUR - Roman, témoignage, essai... Chaque semaine, retrouvez le choix "feel good" de Christophe Mangelle, fondateur et rédacteur en chef du site culturel "La Fringale Culturelle". Aujourd'hui : le roman familial de Ginny Rorby, "Le garçon qui parlait aux dauphins", aux éditions Macha.

C’est qui ?
Reconnue pour ses romans pour adolescents et jeunes adultes, Ginny Rorby est originaire de Winter Park, en Floride. C’est là-bas que son intérêt pour la faune commence et que son amour pour les animaux apparaît. Après le lycée et une expérience ratée d’employée de banque, elle devient agent de bord pour une compagnie aérienne pendant près de dix ans. À l’âge de 33 ans, elle change radicalement de vie. Elle s’inscrit d’abord à l’Université de Miami où elle obtient un diplôme de biologie. Puis elle se lance dans l’écriture et valide une maîtrise en création littéraire de l'Université internationale de Floride. Elle a déjà écrit cinq romans et c’est son premier qu’on peut enfin lire en français.

Ça parle de quoi ?
D’une jeune fille de douze ans, Lily, qui n’a pas la vie facile. Après le décès de sa maman, elle vit avec son beau-père et son petit frère, attachant et différent. Ce dernier est autiste. Ensemble, Lily et son beau-père cherchent des solutions pour aider Adam à être en contact avec la vie. Jusqu’au jour où ils l’emmènent nager avec les dauphins en captivité à la Biscayne Oceanarium. Après plusieurs baignades au fil du temps, Adam est de plus en plus heureux. Seulement, une nouvelle question se pose : peut-on accepter la captivité d’un dauphin pour autant ? Et qu’en est-il de la liberté de l’animal ? Avec diplomatie, Lily va tenter de résoudre ce cas de conscience.

A LIRE AUSSI
>> 
Le livre qui fait du bien (47) : "En attendant Doggo" de Mark Mills
Pourquoi on aime ?
Ce roman s’adresse à toute la famille dès l’âge de douze ans. Subtilement, il ouvre le débat sur la maladie, la différence, le deuil, la cause animale, la captivité, faisant écho avec une infinie délicatesse à l’être humain qui palpite en chacun d’entre nous. L’écriture raffinée de Ginny Rorby restitue admirablement l’univers de l’enfance, la difficulté d’être une petite fille comme les autres avec le poids de l’amour d’un frère différent. Subtilement, la romancière nous raconte une histoire d’amitié extraordinaire entre un enfant autiste et un dauphin privé de liberté. Aussi fort que pudique, vous serez sous le charme de ce roman lumineux dont on ressort chaviré d’émotion.

>> Le garçon qui parlait aux dauphins, de Ginny Rorby, Éditions Macha. 274 pages. 18,90 euros.

Lire et commenter