"Le Salon du livre ? C’est un peu comme faire l’amour"

"Le Salon du livre ? C’est un peu comme faire l’amour"

LIVRES
DirectLCI
TÉMOIGNAGES - Marie Darrieussecq, Éric-Emmanuel Schmitt... De nombreux auteurs se sont pressés samedi Porte de Versailles pour dédicacer leurs ouvrages ou donner des conférences. Sur le mode du coup de gueule ou le ton de la confidence amusée, certains ont raconté à Metronews comment ils vivaient ce moment de rencontre avec leurs lecteurs.

Éric-Emmanuel Schmitt : (Dernier livre paru : Les Perroquets de la place d'Arezzo, chez Albin Michel) :"C'est un peu comme quand on fait l'amour : c'est extrêmement fatigant mais il se passe beaucoup de choses ! C'est une bonne manière de rompre la solitude d'écrivain et de voir qui me lit et comment. C'est très important pour moi."

Marie Darrieussecq (Dernier livre paru : Il faut aimer les hommes chez P.O.L) : C'est le seul Salon du livre que je fais en France puisqu'il se passe dans la ville où je vis. J'aime mieux les rencontres intimistes avec mon public, faire des lectures dans des librairies. Le côté foire du Salon ne me botte pas trop, sauf si c'est dans une ville au bord de la mer ou au soleil. Voilà pourquoi je me réjouis d'aller au Salon du livre de Maputo, au Mozambique !"

Bernard Zekri (Dernier livre paru : Le Plein Emploi de soi-même, chez Kero) : " C'est la première fois que je viens et c'est assez impressionnant et émouvant du fait de la proximité avec des auteurs renommés. Je passe un bon moment !"

Oxmo Puccino (Dernier livre paru : 140 piles, compilation de ses tweets, au Diable Vauvert) : " Je suis un auteur global, l'écriture est toute ma vie : dans mon rap, les textes font la différence. Je viens ici pour la deuxième fois et j'apprécie car le Salon me permet de faire des rencontres avec plein de gens. Même courtes, elles comptent beaucoup pour moi."

Calixthe Beyala (Dernier livre paru : Le Christ selon l'Afrique, chez Albin Michel) : "C'est un excellent moment à passer. Mais 10 euros l'entrée pour le public, c'est de la folie ! Ça empêche les gens, les familles qui ont peu d'argent d'accéder à la culture. Voilà, c'est dit !"

Renato Morriconi (illustrateur jeunesse. Derniers livres parus Le Téléphone sans fil et Bâillons ! avec Ilan Brenman, chez Glénat) : " Je suis en France depuis huit mois, j'aime beaucoup la richesse de la culture du livre ici. Il y a bien plus de librairies qu'au Brésil, mon pays d'origine. J'apprécie d'autant plus l'expérience que je ne suis pas encore très connu en France."

Lire et commenter