"Millénium 4" : comment "Ce qui ne me tue pas" a failli rendre fou son auteur, David Lagercrantz

"Millénium 4" : comment "Ce qui ne me tue pas" a failli rendre fou son auteur, David Lagercrantz

BEST-SELLER – David Lagercrantz, l'auteur de “Ce qui ne me tue pas” (Actes Sud), le tome 4 de “Millénium”, peut déjà s'attendre à un carton en librairies. Mais prendre la suite de Stieg Larsson et de l'une des séries littéraires les plus populaires de ces dix dernières années n'a pas été une partie de plaisir, loin de là.

Bénédiction ou malédiction ? David Lagercrantz n'a toujours pas tranché. Il attend le verdict du plus impitoyable des juges : les lecteurs. Pour un homme qui se décrit comme “névrotique et dépressif”, la charge est lourde. C'est qu'on l'attend au tournant depuis ce jour de juin 2013 où son agent lui a proposé de reprendre la saga Millénium. Lagercrantz a tergiversé. Pas longtemps : comment laisser passer une telle offre ?

Le bonhomme n'en est pas à son premier gros coup éditorial. Issu d'une famille noble, élevé dans l'intelligentsia, ancien journaliste, ce Suédois de 52 ans est l'auteur de 5 romans et de 4 essais, dont une biographie de l'informaticien Alan Turing, qui paraîtra chez Actes Sud en 2016. Il connaît son heure de gloire en devenant le “nègre” de Zlatan Ibrahimovic pour son autobiographie. Punchy et bien construit, Moi, Zlatan dépasse vite le cercle des fans de foot pour gagner 1,6 million de lecteurs dans le monde. Surprise : au printemps dernier, Lagercrantz a avoué qu'il avait lui-même inventé certaines déclarations de Zlatan pour muscler son texte, déclenchant quelques réactions outrées.

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Mais ce sont les réactions des fans de Millénium que David Lagercrantz redoute le plus. Il a consacré deux ans de sa vie à se plonger dans l'univers de Larsson, lisant et relisant les trois tomes, pour s'imprégner des personnages tout en construisant sa propre histoire. Au détriment de tout le reste. Vie privée compris : “Ma femme me disait : 'ce livre te rend fou, je n'ai plus de contact avec toi, tu y penses jour et nuit, tu en rêves'”, a-t-il déclaré au micro de RTL. Il rêvait surtout de Lisbeth Salander, paniqué à l'idée de ne pas rendre justice au personnage le plus populaire de la série, hackeuse de génie écorchée vive.

Levé à 4 heures tous les matins, Lagercrantz travaillait sur un ordinateur sans connexion à Internet, utilisant des noms de code, comme les traducteurs plus tard. Quand il communiquait avec son éditrice, c'était par un langage codé que seuls Alan Turing ou Salander aurait pu décrypter. Bien sûr, pas un mot sur le généreux à-valoir qu'il a dû toucher pour ce livre promis au succès.

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Maintenant que le contrat est rempli, Lagercrantz attend fébrilement la réaction des lecteurs, affirmant qu'il comprenait ceux qui décideraient de ne pas le lire. Après avoir pris du recul cet été dans une petite île finlandaise, l'auteur passera les six prochaines semaines à promouvoir son livre, avec un arrêt à la Fnac de la gare Saint-Lazare, le 31 août à 18 heures. On peut déjà le rassurer sur un point : il ne manquera pas de visites.

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