Pour la Toussaint, l'auteur de "Mes sincères condoléances" vous offre le top 5 des histoires de croque-mort

Pour la Toussaint, l'auteur de "Mes sincères condoléances" vous offre le top 5 des histoires de croque-mort
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HA HA HA - Lapsus macabres, imprévus cocasses, incidents en pleine cérémonie… Dans "Mes sincères condoléances 2" (Editions de l’Opportun), Guillaume Bailly raconte de nouveau ses meilleurs souvenirs de croque-mort. A mourir de rire.

Le croque-mort préféré des Français vient de récidiver. Fort du succès rencontré en 2014 avec Mes sincères condoléances, Guillaume Bailly publie le second volume de ses meilleurs souvenirs de croque-mort. A l’occasion de la sortie de ce recueil aux éditions de l’Opportun, LCI a sélectionné pour vous cinq anecdotes à mourir de rire. 

  • 1Et sinon ça va ?

    Les obsèques venaient de se finir, et déjà la famille se dirigeait vers le salon de thé où chacun deviserait de la vie qui continue. Le fils de la défunte attendait le maître de cérémonie qui devait lui remettre les documents administratifs. Une dame âgée s’était approchée de l’endeuillée et lui faisait la bise (…) – Quel bel enterrement ! Tu viens au café, après ? s’enquérait la mamie. – Oui, tante Berthe, je vois une chose avec le monsieur des pompes funèbres et j’arrive, répondit le fils de la défunte. – Très bien ! Mais au fait, comment va ta maman ? Je ne l’ai pas vue aujourd’hui.
  • 2Stylo fatal

    La jeune assistante funéraire tend un stylo à la veuve afin qu’elle remplisse la déclaration de dispersion des cendres. Distraction ? Manque d’expérience ? Elle oublie la règle numéro un, préférer ne rien dire que de prononcer le mot en trop. – Voici un stylo. J’espère que ça ira, il est en fin de vie.
  • 3Un beau jour pour mourir

    Les croque-morts étaient en train de finir d’installer le corps de la défunte sur le brancard, dans la maison de retraite. – Pauvre madame Durand, dit l’aide-soignante qui venait d’entrer dans la chambre. Un jour comme celui-ci, si c’est pas malheureux. Les croque-morts se regardèrent. Ils savaient reconnaître quelqu’un qui avait une bonne histoire et mourait d’envie de la raconter. – Comment est-elle morte ? demanda l’un, pour entretenir les bonnes relations ( …) – Une fausse route avec un gâteau. Elle était en train de goûter des gâteaux, avec sa fille, et elle a avalé un morceau de travers (…) Et devinez pourquoi elle goûtait des gâteaux… Les croque-morts firent signe qu’ils ne savaient pas. – Eh bien, elle goûtait des gâteaux pour choisir celui qu’elle prendrait pour son centième anniversaire, samedi prochain. Les sucreries, un fléau.
  • 4Générosité

    Une heure dans le bureau, c’est long, surtout pour régler les obsèques du père et de l’époux, respectivement, de ces deux dames qui visiblement ne s’entendent pas. La fille suggère de demander, plutôt que des fleurs, des dons à une association. – Pourquoi ? demande la mère. – Ça aurait fait plaisir à papa, il avait tellement bon cœur. – Son cœur n’était pas si bon, je te rappelle que c’est pour ça qu’on est là.
  • 5Quart de finale église-cimetière

    Dans le bureau du conseiller funéraire. – Voilà, je viens d’avoir la paroisse, on vous propose une cérémonie samedi à 14 h 30. Les fils du défunt répondent : – Euh… C’est pas possible plus tôt ou plus tard ? (…) – Non, désolé, il n’y a pas d’autre créneau. Il y a beaucoup de décès. Vous avez des impératifs ? – Euh, non, non… Ça dure longtemps ? – 45 minutes, à peu près. Les frères demandent : – Il n’y a pas plus court ? Juste un hommage ? – Oui, il y a l’hommage. Un quart d’heure… Les frères se mettent alors à palabrer. – Oui, c’est jouable (…) à cette heure-ci, un samedi, il n’y a pas beaucoup de circulation. On peut être chez toi à temps pour le coup d’envoi. Le conseiller funéraire intervient : – Pardon… il y a le cimetière, après. Les frères échangent encore une fois un regard où se lit la panique. Finalement, c’est l’aîné qui prend la parole. – Euh… écoutez, le cimetière… Non, c’est vraiment trop triste. Non, vraiment, ce sera au-dessus de nos forces. Non, on ne va pas y aller, on vous fait confiance, on sait que vous ferez ça très bien. Le plus jeune ajoute, dans un sourire timide : – Papa était un fan de foot. On va lui rendre hommage devant le quart de finale… C’est ce qu’il aurait voulu.

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