Pour Peter James, c’est l’heure de la vengeance !

Pour Peter James, c’est l’heure de la vengeance !

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VOYAGEUR - Peter James remonte le temps. Dans "Que sonne l’heure", le commissaire Roy Grace, son héros récurrent, navigue du Brooklyn des années 1920 à nos jours. Un thriller magistal, mené tambour battant par l’un des maîtres du genre.

La patience est une qualité nécessaire mais pas toujours évidente pour les héros de thrillers. Souvent, le criminel ou celui qui le pourchasse (flic, détective) agit instinctivement, trop rapidement et c’est la raison pour laquelle il se fait prendre à la fin. Chez Peter James, point du tout. Ses personnages, notamment son commissaire Roy Grace prend le temps de s’installer dans la vie de ses lecteurs.

Avec cette neuvième aventure, Que sonne l’heure (Fleuve éditions), il revient pour une enquête hors du commun qui va le ramener près de 90 ans en arrière et qui, outre ce voyage dans le temps, va lui faire traverser l’Atlantique. Entre Brighton et Brooklyn, le moment de la vengeance semble avoir sonné. Car, c’est bien connu, elle se mange froid et elle est encore meilleure quand on s’y attend le moins, tant d’années après.

► Un auteur réputé
Peter James est ce que l’on peut appeler un maître du suspens. Ce fils de la gantière de la reine Elisabeth II (ça ne s’invente pas !) est né le 22 août 1948 à… Brighton, là où il situe les aventures de son commissaire. Producteur de cinéma et scénariste, il a vécu quelques années aux Etats-Unis, avant de revenir dans son pays natal. Il a écrit plus d’une trentaine de romans depuis 1981 et compte parmi les auteurs les plus lus de Grande-Bretagne. Il a reçu, en 2011, le prestigieux Peaple’s Dagger Award. Cet écrivain se fait fort de se documenter avant chaque livre mais il n’a pas son pareil pour tisser des intrigues et un suspense qui empêchent de dormir.

► Une histoire de vengeance
Dans Que sonne l’heure, tout commence en 1922 à Brooklyn. Là, un gamin terroriser assiste à l’enlèvement de son père par quatre hommes et à l’assassinat de sa mère. Il est alors confié à sa tante, qui l’embarque en Irlande. Avant son départ, un inconnu lui remet un mystérieux morceau de journal griffonné de noms et de chiffres et une montre cassée qui appartenait à son père, une Patek Philippe d’une grande valeur.

En 2012 à Brighton, une vieille femme est retrouvée chez elle agonisante. Elle a été torturée et son coffre-fort vidé, ainsi que des œuvres d’art volées. Son frère arrive sur place et apparaît perturbé par la disparition d’une montre. Le commissaire Roy Grace, chargé de l’enquête, va alors se rendre compte qu’il n’est pas le seul à s’intéresser à cette affaire….

► Un thriller implacable
Comme à son habitude, Peter James entraîne son lecteur dans une intrigue complexe. De nombreux personnages, des flashbacks incessants entre le passé et le présent, des chapitres courts, un style vif, haletant qui font qu’au bout du compte, on est pris à la gorge. Le début de ce roman pourrait rebuter tant la profusion des personnages et des informations est importante. Mais au final, comme par magie, tout s’emboîte parfaitement. Peter James dénoue fil après fil les nœuds de son intrigue et nous laisse, une fois de plus, pantois.

>> Que sonne l’heure, de Peter James, trad. R. Dedourge. Fleuve Editions, coll. Thriller/Policier, 480 pages, 19,90 €
 

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