Quais du polar : la femme est-elle l’avenir du roman noir ?

Quais du polar : la femme est-elle l’avenir du roman noir ?

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ZOOM - Alors que se tient ce week-end la 12e édition du festival Quais du polar à Lyon, transformant durant trois jours la capitale des Gaules en capitale mondiale du crime, petit tour d’horizon de ces dames en noir, celles qui ont choisi d’investir ce monde de brutes et d’hommes pour écrire, à leur manière, des romans policiers.

"Le thriller a tué le polar, qui est devenu une littérature de divertissement", assène Marie-Caroline Aubert, directrice de la collection Seuil policiers dans le dernier numéro de Livres Hebdo. Voilà qui donne le ton… Hors du thriller, point de salut, pourrait-on penser. Et qui dit thriller dit aussi auteurs au féminin. Bien sûr, il y a des Franck Thilliez, des Harlan Coben, des Bernard Minier et d’autres, mais on compte beaucoup de femmes dans les bacs, catégorie frisson.

Les françaises Karine Giebel (De force, chez Belfond), Claire Favan (Serre-moi fort chez Robert Laffont), ou, de l’autre côté de l’Atlantique et de la Manche, Gillian Flynn (Les Apparences, Sonatine éditions) ou, tout récemment, Paula Hawkins (phénomène mondial avec La fille du train, encore chez Sonatine) et L.S. Hilton (Maestra, chez Robert Laffont aussi), en passe de devenir la nouvelle égérie du thriller érotique.

Des livres plébiscités d'abord par le public

Des livres qui se vendent bien, très bien même, La fille du train flirte avec les 500 000 exemplaires. Le succès est donc au rendez-vous pour ce sous-genre dans le genre, une littérature parfois facile, souvent efficace, beaucoup dénigrée par les "puristes". Pourtant, il en faut pour tous les goûts. Et personne n’a à remettre en cause les choix des lecteurs et des lectrices.

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Si le thriller fonctionne aussi bien, d’autres types de romans connaissent dans le même temps une vie moins facile même ils n’ont pas à rougir de leurs performances. Il ne suffit pas de faire peur pour vendre. Certaines romancières, parmi lesquelles de nombreuses françaises, prennent la plume pour proposer des textes durs, forts, noirs, perpétuant ainsi la tradition du polar, son essence même, à savoir une critique féroce de la société, du monde qui nous entoure, une dénonciation des injustices, de la corruption, etc.

Quais du polar, le rendez-vous incontournable

Dominique Manotti (Or noir à la Série noire), Marie Vindy (Chiennes, à la Manufacture des livres), Elsa Marpeau (Et ils oublieront la colère, aussi à la Série noire) ou la jeune Julie Ewa (Les petites filles, éditions Albin Michel) en sont les meilleures représentantes en France et prouvent que le polar pur et dur n’est pas que l’apanage des hommes. De toutes manières, le polar (comme la littérature en général) n’a pas de sexe, contrairement à ce que certains ont voulu nous faire croire.

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Ces questions, et bien d’autres, seront discutées et approfondies au cours des nombreuses tables rondes organisées lors des Quais du polar ce week-end à Lyon. L’occasion de rencontrer vos auteur(e)s préféré(e)s, d’acheter des dizaines de livres au Palais du commerce (lieu du festival), de partager des moments uniques et de crier haut et fort vive le noir !

>> En savoir plus :  www.quaisdupolar.com

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