Quand Gérard Depardieu fréquentait la mosquée et faisait "les cinq prières par jour"

Quand Gérard Depardieu fréquentait la mosquée et faisait "les cinq prières par jour"

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CONFIDENCES – Dans son autobiographie, intitulée "Innocent", Gérard Depardieu évoque sa conversion à l'Islam, à son arrivée à Paris dans les années 1960. Et livre un regard désabusé sur les valeurs de la République française...

"Le vrai danger, c'est quand l'homme avec toute son arrogance, sa perversité et son ignorance se met à interpréter les textes sacrés dans le seul  but, pas forcément conscient, de se mettre à la place de Dieu". Ainsi parle Gérard Depardieu dans Innocent, son autobiographie qui vient de paraître aux éditions du Cherche-Midi. Un texte écrit avant les attentats du 13 novembre dans lequel l'acteur raconte qu'à son arrivée à Paris, en 1965, il s'est converti à l'Islam. "J'ai fréquenté la mosquée pendant deux ans. Je faisais les cinq prières par jour". 

Ce n'est pas la première fois que l'acteur évoque sa conversion à l'Islam."Je fréquentais la mosquée de Paris, rue Geoffroy-Saint-Hilaire. Je faisais mes prières cinq fois par jour, mes ablutions quotidiennes au hammam, je lisais le Coran", expliquait-il déjà dans Vivant !, un recueil d'entretiens réalisés par Laurent Neumann, en 2004. "En fait, je crois que cette idée s’est imposée à moi après un concert d’Oum Kalsoum, "l’astre de l’Orient", précisait-elle au sujet de la célèbre chanteuse égyptienne, décédée en 1975. Un épisode relaté par Gérard Miller, dans un documentaire diffusé en mars dernier sur France 3.

"Les gens sont manipulés, fliqués, on sait tout d'eux"

Dans les pages de son autobiographie, qui aborde aussi bien ses problèmes d'alcool que son amitié avec Vladimir Poutine, le monstre sacré du cinéma français s'interroge sur les valeurs de la société actuelle. Pour lui, "le vrai danger, ce n'est pas la foi, ça n'a jamais été la foi" (…) "Il y a, bien sûr, les idéaux français, qui ont fait le tour du monde. Mais si on les regarde de près... La liberté, il n'y en a plus. On nous la prend. Les gens sont manipulés, fliqués, on sait tout d'eux". 

De la devise de la République française, il ne reste pas grand-chose à en croire Gérard Depardieu. "L'égalité a toujours été une utopie. La fraternité, ça j'y crois encore un peu (...) parce que je crois que l'homme est foncièrement bon. Même si à cause de l'esprit politique, il devient chaque jour un peu plus con." 

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