Une campagne promo australienne pour le prochain "Millénium" fait scandale

Une campagne promo australienne pour le prochain "Millénium" fait scandale

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LANCEMENT – Hachette Australie, qui publiera le tome 4 de "Millénium" écrit par David Lagercrantz, proposait à une volontaire de se faire tatouer un grand dragon dans le dos pour accompagner la promo du livre. L'idée a choqué plusieurs personnes : elle a été annulée.

Se déguiser en Lisbeth Salander, pourquoi pas. Mais se faire tatouer le dos pour vendre des livres, c'est autre chose. Hachette Australie a cru avoir eu une idée de génie pour sa campagne marketing qui va entourer le très attendu tome 4 de Millénium, la saga de feu Stieg Larsson reprise par David Lagercrantz. Ce qui ne nous tue pas (titre français) ou The Girl in the Spider's web (titre anglais) bénéficiera d'une sortie mondiale le 27 août.

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Hachette Australie a lancé un appel à volontaires pour trouver une jeune femme qui "donnerait" son dos pour y tatouer un grand dragon, comme Lisbeth Salander, l'un des personnages principaux de Millénium. Une fois terminé, le tatouage, évidemment payé par la maison d'édition, serait "photographié et utilisé pour des médias externes pour promouvoir le lancement. La volontaire deviendrait littéralement 'le dos' de la campagne", a déclaré un porte-parole de la maison d'édition. Elle devait également se rendre disponible pendant trois mois. La promo était décrite comme une campagne nationale de "tatvertising", un jeu de mot entre tattoo (tatouage) et advertising (publicité).

Au lieu de volontaires, ce sont de nombreuses plaintes qui sont arrivées dans les bureaux de la maison d'édition. L'idée a été qualifiée de "désespérée" et de "prédatrice" sur les réseaux sociaux. Hachette a décidé de suspendre la campagne et a présenté ses excuses aux personnes choquées. Pour rappel, le titre anglais du premier tome était The Girl with the Dragon Tattoo : "la fille au tatouage de dragon". L'édition française avait gardé la traduction du titre original suédois, Les hommes qui n'aimaient pas les femmes.

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