"L'État nous tue" : le monde de la nuit exige une réouverture avant la rentrée

Les manifestants défilaient à Paris ce dimanche pour demander la réouverture des boîtes de nuit, fermées depuis le début de la crise du Covid.
Loisirs

CORONAVIRUS - Face à la prolongation de la fermeture de leurs établissements, les professionnels du secteur de la nuit ont manifesté ce dimanche devant le ministère de la Santé à Paris.

Pas à la fête ! Face aux difficultés rencontrées par le secteur depuis le début de la crise, 200 professionnels de la filière de la nuit ont manifesté ce dimanche. Ils demandent la réouverture des 1600 discothèques du pays. Quelques jours plus tôt, Olivier Véran avait annoncé que ces établissements demeureraient fermés tout l'été pour "raisons sanitaires". "L'État nous tue", "Tous pour la nuit" : à la décision du ministre de la Santé, les manifestants répondent avec des slogans cinglants. 

Urgence et incompréhension

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Venu manifester, le porte-parole des gérants de discothèques de Normandie, Matthieu Lebrun a prévenu que "la moitié des clubs vont disparaître" si une réouverture n'est pas décrétée avant septembre. Il a martelé un besoin d'une "date précise" tout en assurant qu'une grande majorité des établissements sont prêts à rouvrir en respectant un "protocole sanitaire strict" (l'usage obligatoire du masque, le respect de la distanciation entre les box et le "traçage" via l'application StopCovid). 

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De nombreux professionnels du secteur ne comprennent pas cette décision alors que des fêtes sans respect des gestes barrière se multiplient. Dernier exemple en date, le concert de "The Avener" qui s'est déroulé à Nice samedi soir

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