Île-de-France : 26 sites de baignade ouvriront d'ici 2025 dans la Seine et la Marne

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PLOUF - La Mairie de Paris a dévoilé ce jeudi 26 sites de baignades dans la Seine et la Marne dont cinq dans la capitale. Pour mener à bien ce projet, le budget d'aménagement a été révisé à la hausse : entre 1,2 et 1,4 milliard d'euros.

Depuis un an, les Parisiens pouvaient enfin se baigner dans la capitale, mais ils ne pouvaient piquer une tête que dans le bassin de la Villette, la Seine leur restait encore et toujours inaccessible. Jacques Chirac l'avait pourtant promis en ... 1988 ! Mais les choses devraient bientôt évoluer. Ce jeudi, la ville de Paris et plusieurs municipalités de la région Île-de-France ont dévoilé 26 nouveaux sites de baignade dans la Seine et la Marne, dont cinq dans la capitale. 


Le quotidien Les Echos qui a révélé l'information nous fait rêver en décrivant quelques sites : "une berge bucolique dans le bois de Boulogne, un ponton avec vue sur la tour Eiffel, des plages en eau vive comme dans les années 1930." Par le passé, ce projet a maintes et maintes fois été lancé par les dirigeants de la Région, avant d'être remisé aux cartons faute de moyens. Alors qu'est-ce qui a changé ? L'organisation des Jeux Olympiques en France en 2024, tout simplement, car les épreuves de triathlon et de nage en eau libre doivent se dérouler dans la Seine.   

Cinq sites de baignade à Paris

Selon BFM TV, un premier bassin devrait être créé en 2024 sur la rive droite du fleuve, au niveau du Champ de Mars. C'est là que débuteront les épreuves olympiques en eau libre. Ouvert dans un premier temps aux athlètes exclusivement, il devrait ensuite être accessible à tous. Les quatre autres bassins devraient voir le jour un an plus tard : près du pont de Bercy (12e arrondissement), près du pont Notre-Dame, non loin du Louvre et du pont des Arts et enfin à l'entrée du bois de Boulogne. Ces bassins devraient ressembler à ce qui est mis en place l'été au bassin de la Villette (comme le montre la photo ci-dessus).


Le chronomètre est lancé, les autorités ont moins de six ans pour dépolluer l'eau de la Seine et ce ne sera pas une mince affaire. La situation s'est certes bien améliorée ces dernières années mais il reste du travail. Selon les Echos, la concentration de bactéries escherichia coli dans la Seine est de 3.490 UFC/100 ml (contre 17.000 en 2010), alors que pour respecter les normes de baignade en eau douce, ce taux ne devrait pas dépasser 900 UFC/100 ml. 

Un projet estimé à plus de 1,2 milliard d'euros

Pour y arriver, l'Etat et les communes concernées ne comptent pas lésiner : le budget d'aménagement a été fixé entre 1,2 et 1,4 milliard d'euros. Les travaux devraient permettre de se mettre en conformité avec les normes européennes, continuer à améliorer le système des égouts, moderniser les stations d'épuration et corriger les erreurs de branchements des évacuations des particuliers.


Le Val-de-Marne travaille sur ces sujets depuis maintenant 10 ans, une avance qui devrait permettre au département d'ouvrir des sites de baignade dès 2022.

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