Bien préparer son potager au printemps

LOISIRS

JARDIN - L’hiver est encore là, mais il n'est pas interdit de déjà penser au printemps. Surtout quand on est jardinier pour qui l’arrivée des beaux jours est un moment d’effervescence.

Même si l’hiver n’a pas encore dit son dernier mot, les beaux jours ne vont pas tarder à revenir et avec eux la dégustation des produits du jardin. D’ici un mois, pour préparer son potager à l’arrivée du printemps, la première chose à faire consistera à débarrasser la surface du potager des résidus de paillis et d’arracher les racines d’adventices ou de mauvaises herbes. Plutôt que de porter ces déchets à la benne, le mieux est de les enfourner dans un bac à compost où ils se transformeront en engrais selon un cycle 100 % naturel.

Une fois la terre propre, il faut l’aérer, car avec la pluie, elle se tasse durant l’hiver. Mars-avril est donc le moment idéal pour se saisir d’une "grelinette". Cet instrument à dents est plus écolo qu’une bêche, car il permet d’ameublir la terre sans la retourner et donc en préservant l’écosystème du sol. 

Une fois la terre prête, on l’enrichira avec une rasade de compost que l’on laissera s’incorporer lentement. Si l’on constate la présence de parasites (rongeurs), il faut savoir que des répulsifs naturels comme le purin de sureau permettent de les éloigner sans les décimer. Il suffit de placer le purin à l’entrée des terriers. De façon plus générale, certaines plantes éloignent naturellement les petits parasites et évitent l’utilisation d’insecticides. Par exemple, l’aneth éloigne la mouche de la carotte, les soucis sont efficaces contre les pucerons, etc. 

Attention à la cohabitation des légumes

Il faut ensuite recenser les semences dont on dispose et réaliser un petit plan sur lequel on dessinera la répartition des légumes sous forme de carrés sommaires. Certaines variétés en supportent d’autres, mais pas toutes. Ainsi, l’ail accepte la cohabitation avec la carotte, les concombres et l’oignon, mais déteste le voisinage des haricots et des choux. De leur côté, les aubergines tolèrent les haricots, les tomates et les pois, mais ni les oignons, ni les pommes de terre, par exemple. 

On placera les légumes assoiffés de soleil (aubergine, melon, tomate, poivrons, etc.) dans la partie la plus ensoleillée du potager. Il faut prévoir la hauteur des grands plans (par exemple les tomates) afin qu’ils ne fassent pas d’ombre aux petits légumes (carottes, etc.). Enfin, la plupart des jardiniers distinguent les légumes à développement lent (betterave, céleri, choux, potiron, tomate, etc.) et ceux à développement rapide tels les épinards, les radis, les navets, etc.

Certains légumes primeurs peuvent être semés dès le printemps à condition d’être placés sous abris. Il s’agit notamment des carottes, des radis, des choux, des oignons et des petits-pois. Ces légumes pourront être consommés dès le mois de mai.

Dès que la température se réchauffe et que les risques de gelée disparaissent, on pourra d’abord semer en pleine terre les lupins et les capucines, puis les choux et les laitues qui aiment une terre à 10/12 degrés. On terminera la plantation par les grands frileux qui comme les céleris, les haricots, les concombres ou les tomates préfèrent un sol tiédi à 15/20 degrés. 

Autant ajuster la taille du potager au nombre de personnes qu’il nourrira pour éviter le gaspillage. On estime généralement qu’une surface de 300 m2 permet de ravitailler une famille de 4 personnes avec un bon appétit. Un conseil : il est conseillé de semer une quantité de graines de la même variété une fois, tous les 15 jours, pour disposer de produits frais en permanence lorsque le soleil règne en maître. 

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