Ski de randonnée, une autre manière de découvrir la montagne

Ski de randonnée, une autre manière de découvrir la montagne

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PLEIN AIR - Avec un minium de forme physique, cette discipline apporte un maximum de plaisir. Nos conseils pour bien démarrer.

Selon le site Médecins de montagne, le ski de randonnée requiert une forme physique satisfaisante. Mais nul besoin d’être un dieu du stade pour se lancer dans cette discipline qui permet de découvrir la montagne dans sa plénitude et son silence, loin du fracas des stations d’altitude. 


Cette activité se déroule en deux temps : à la montée, le talon du skieur est libre et il utilise des peluches anti-recul, (appelées « peaux de phoque ») ou des couteaux placés sous les skis (quand la neige est gelée) afin de ne pas reculer. Pour progresser, il s’aide de bâtons à larges rondelles facilitant les appuis en neige profonde. Lors de la descente, le talon est bloqué et le randonneur se laisse glisser, façon ski alpin. Selon la forme des participants, les balades durent quelques heures ou peuvent s’étaler sur plusieurs jours. 


Si le ski de randonnée a le vent en poupe, c’est parce qu’il s’agit d’un loisir écolo dont les stations françaises ont su encourager le développement. D’après le site France Montagne, des itinéraires permanents, balisés, souvent tracés (les skis n’ont plus qu’à glisser sans avoir à aplatir la neige) sont aujourd’hui disponibles dans la plupart des stations. Ils permettent d’accéder à des zones sécurisées, même si le triptyque pelle, DVA et sonde reste vivement conseillé.

L'importance de bien préparer sa sortie

Pour préparer une randonnée, on échauffera ses articulations et ses muscles et on absorbera des aliments qui « tiennent » au corps (sucres lents, féculents, etc.). On pensera aussi à prendre des lunettes de soleil et de la lotion pour protéger ses yeux et sa peau contre le rayonnement du soleil.


Pour évaluer la difficulté de l’effort à produire, le premier critère à prendre en compte est le dénivelé. Généralement, on estime que 700 à 900 mètres de montée représentent 2 à 3 heures d’effort. Ce niveau est adapté aux débutants ou aux pratiquants peu entraînés. Un cran au-dessus, un dénivelé de 900 à 1200 nécessite déjà un peu de pratique et un bon entraînement. Enfin, plus de 1200 mètres de dénivelé réclament de l’expérience et une excellente condition physique.


Le second critère à prendre en compte est évidemment la météo. Comme pour le hors-piste, le risque principal 
découle de l’instabilité potentielle du manteau neigeux et des risques d'avalanche.
 La nivologie est aussi à mesurer. Les conditions météo changeant rapidement en montagne, on partira bien équipé (les chaussures doivent être assez grandes pour permettre le port de 2 paires de chaussettes) et en se munissant d’une boussole, d’un altimètre et d’une carte du parcours.


Pour les skieurs qui ne pratiquent qu’occasionnellement le ski de randonnée, inutile de se ruiner. Il est possible de louer le matériel nécessaire dans un magasin de sport. En choisissant ses skis, on optera plutôt pour un modèle parabolique, d’une longueur inférieure de 10 à 20 cm à la taille du skieur. De même, autant choisir un frein-ski si le loueur propose ce modèle de fixation. Enfin, pour les peaux de phoque, on préférera un modèle ajusté à la largeur du ski. Avec un modèle parabolique, la peau doit suivre les carres sur le 1/3 central du ski. 


Avant de partir, il faut aussi penser à prendre une petite bombe de colle pour replacer la peau si elle se détache et une gourde pour s’hydrater périodiquement. Boire (de l’eau) est en effet le meilleur moyen de se prémunir contre les courbatures et les crampes ! 

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