VIDÉO - Faire du sport autrement : on a testé le coaching en plein air des pompiers

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INTENSIF - Les salles de sport vous donnent des boutons et vous n’avez décidément pas la motivation nécessaire pour aller courir en solitaire. La bonne volonté ne vous fait pourtant pas défaut (oui, oui vous avez acheté la panoplie complète du sportif motivé, vous n’avez juste pas eu l’occasion de la mettre). Nous avons testé pour vous le "bootcamp" urbain : esprit de groupe, dépassement de soi et endurance, le tout coaché par un sapeur-pompier.

J’ai à peine passé l’entrée du Parc Monceau que déjà le groupe part en trottinant. Talons-fesses, montées de genoux, l’échauffement se termine et déjà, je suis essoufflée. En regardant autour de moi, je me rends compte que je ne suis pas la seule. Certains, comme Katia, qui vient plusieurs fois par semaine, ont l’habitude, d’autres, comme Fella et moi, sont venus pour leur séance d’essai gratuite. Faute de vestiaires (certains sites en sont équipés), nous sommes tous arrivés en tenue de sport au point de rendez-vous. Loin des douches chaudes, l’Urban Challenge est un bootcamp adapté à l’environnement urbain. Ce sport propose un programme d’entraînement inspiré de celui des militaires. 


L'heure de cours est assuré par Anthony, sapeur-pompier depuis neuf ans. Les coaches de l’équipe Urban Challenge sont, pour la plupart, pompiers, militaires ou sportifs de haut niveau. C’est donc avec un peu d’inquiétude que je commence à le suivre avec le groupe. Juste avant de commencer, il nous a attribué une couleur, rouge ou jaune. J’ai pris la seconde, elle signifie que je suis débutante. Tous les participants effectuent les mêmes exercices, mais des alternatives sont proposées en fonction du niveau de chacun.

Les promeneurs nous regardent comme si nous étions des fous furieux

Très rapidement l’appréhension tombe et les sourires s’affichent sur les visages, tout de même tordus par l’effort. L’ambiance est détendue, tout le monde se parle comme des amis de longue date et je suis parfaitement intégrée. Mais attention, s’il perçoit une trop grande dispersion, Anthony n’hésite pas à nous rappeler à l’ordre, nous ne sommes pas là pour papoter. Ceux-là sont sur les bancs à nous regarder comme si nous étions des fous furieux. 


Car après l’échauffement, nous nous sommes répartis en binôme. Pendant que l’un fait des "jumping jack" (des sauts avec écart latéral des jambes), l’autre trottine jusqu’à un banc pour monter dessus en canard, une jambe après l’autre. C’est vrai que nous devons être étranges à regarder, mais, pour tout dire, nous n’avons pas trop le temps d’y penser... La douleur commence sérieusement à se faire ressentir et, une fois l’exercice terminé, nous enchaînons avec des pompes sur un arbre et du gainage dans l’herbe. C’est dur, très dur, pourtant personne ne lâche. Anthony nous motive. 

On repart en trottinant. Un peu plus loin, on s’arrête trente secondes pour respirer et boire un peu d’eau, mais la pause est courte, très courte. Nous sommes à nouveau divisés en binômes. Pendant que l’un fait des "burpees" (des pompes entrecoupées de sauts) sur le bitume, l’autre effectue vingt à trente tractions parallèles au sol à l’aide des barres transversales que l’on retrouve dans de nombreux parcs (cf : la photo ci-dessus). Nous répétons l’exercice avant de nous diriger vers des escaliers. Nous devons les rejoindre en fentes puis les gravir pieds joints avec un squat sur chaque marche. Nous musclons ensuite les fessiers sur les bancs, juste à côté des travailleurs venus prendre leur déjeuner au soleil. C’est un peu sadique, mais pour être au top de notre forme et assumer le maillot de bain cet été, nous restons motivés. Le cours se termine par plusieurs séries d’abdominaux ainsi que des étirements sur un petit coin d’herbe. 

De quoi attraper la fièvre du bootcamp en plein air

Verdict ? Après 60 minutes d'efforts, comme les autres, je suis lessivée, je suis rouge pivoine et je souffle comme un bœuf. Pas très sexy et pourtant, j’ai très envie de revenir. La bonne humeur, la cohésion du groupe et l’encadrement militaire et ludique d’Anthony m’ont donné patate. C’est peut-être aussi dû aux premiers véritables rayons de soleil de la saison. Peut-être que je n’aurais pas autant apprécié  sous la pluie (oui, oui, qu’il pleuve, qu’il vente ou qu’il neige, il y a cours). Je dis ça et pourtant je songe sérieusement m’inscrire. Pour 35 euros par mois, on a accès à tous les cours, qu’ils soient au Parc Monceau, à Bercy, sur le Champ-de-Mars ou même à Lyon, il y a de quoi attraper la fièvre du "bootcamp" en plein air. 

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