VIDÉO - "Une symbiose entre l'Homme et l'animal" : plongée au cœur des Championnats du monde de traîneau à chiens

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REPORTAGE - Pour la première fois, la France accueille les championnats du monde de traîneau à chiens et ski-dog. Rencontre avec des passionnés qui espèrent bien qu'un jour, ce sport se hissera jusqu'aux Jeux Olympiques...

1161 chiens, 417 attelages,  1400 athlètes, 25 nations représentées.. Le tranquille petit village de Bessans (Savoie), qui d'ordinaire compte 340 âmes, est en pleine ébullition depuis quelques jours. Et pour cause : depuis le 30 janvier, et jusqu'au 1er février, ce haut lieu du ski nordique accueille les championnats du monde de traîneau à chiens et ski-dog. L'enjeu est de taille, puisque c'est la première fois que cette compétition, créée en 1990, est organisée en France.  


Et le moins que l'on puisse dire, c'est qu'ici, à 1750 mètres d'altitude, on a affaire à des passionnés. "Je suis né dedans, mon papa fait ça depuis 35 ans, nous confie ainsi le Français Jason Fournier, qui, à seulement 24 ans, compte déjà un palmarès impressionnant : plusieurs fois champion de France, il a été auréolé du titre de champion du monde 2018 mi-distance.  "On fait ça vraiment pour l'amour du ski, surtout du nordique, et des chiens : on a 25 huskys, et une vraie complicité avec eux, ils font partie de la famille", nous explique ce pilote d'attelage, qu'on appelle dans le jargon un "musher".

Une relation "fusionnelle"

"Il y a une relation extrêmement proche, intime, entre l'animal et son musher. C'est de l'ordre de la symbiose", confirme à LCI Alexandre Blavier, vétérinaire et responsable de la communication scientifique chez Royal Canin, partenaire de l'événement. "C'est ce qui fait aussi que le chien prend du plaisir dans ce sport : il reste un animal sociable, qui a besoin de l'homme et qui ne peut pas se défaire de lui. Il adore courir par nature, et il court aussi parce qu'il a une relation fusionnelle avec son musher". Mais la relation ne s'arrête pas là : il y a également une réelle entraide entre les chiens des attelages. "On le voit, ils communiquent entre eux. Même le premier de tête, quand il y a douze animaux, sait ce qu'il se passe sur la 6eme ligne. Si un chien a une boiterie dans l'attelage, les autres le perçoivent et on voit que tout l'attelage va ralentir". 


La performance, en tout cas, est réelle, et demande une vraie préparation, ces chiens étant de véritables "sportifs de haut-niveau", aux "pouvoirs exceptionnels". Pour y parvenir, il faut commencer à les préparer dès le mois d'août, et crescendo, afin d'arriver, le jour de la compétition, "avec le maximum de performances". Et au-delà de la préparation physique compte également l'aspect nutritionnel : "Des études scientifiques ont notamment montré que les matières grasses permettent d'augmenter les performances physiques de ces chiens jusqu'a 50%". Et il vaut mieux être d'attaque : certains attelages montent jusqu'à 30 km/h et doivent parcourir jusqu'à 42 km. 

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