A iTélé, on s'achemine vers une cinquième semaine de grève

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La crise à iTELE

GREVE - A quelques jours de la rencontre entre la direction de Canal + et les ministres de la Culture et du Travail, les salariés d'iTélé ont choisi de reconduire leur mouvement de grève, jusqu'à lundi 14 novembre.

Ils demeurent mobilisés, coûte que coûte. Malgré la fatigue et les crispations, les salariés d'iTELE ont voté ce jeudi 10 novembre, à 82% la poursuite de leur grève jusqu'à lundi midi (74 pour, 11 abstentions, 5 contre), ont-ils annoncé à l'issue d'une nouvelle rencontre avec la direction.

Lundi, ils entreront ainsi dans leur cinquième semaine de grève, la plus longue dans l'histoire du groupe et des médias privés. Ce jeudi 10 novembre, Audrey Azoulay a rencontré les représentants des salariés. Elle a réaffirmé à la direction du groupe C+ qu'elle "doit tenir ses engagements" sur les garanties d'indépendance de la rédaction, avant leur rencontre prévue lundi 14 novembre. 

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    Audrey Azoulay a souhaité que "des solutions aient été apportées d'ici là". Ce qui signifie qu'au Ministère de la Culture, on espère que certains points de blocage auront été levé d'ici sa rencontre avec la direction du groupe. Histoire d'accentuer un peu la pression sur le groupe dont les propositions ne conviennent pas aux salariés, ce sont deux ministres qui recevront la direction de la chaine : Myriam El Khomri et Audrey Azoulay, respectivement Ministre du travail et Ministre de la culture. Ce n'est pas un secret, le gouvernement souhaite une "issue rapide" à ce conflit 

    Selon l'AFP, ce jeudi, devant l'immeuble d'iTELE, certains journalistes avaient les larmes aux yeux. Au cœur des crispations de ce long conflit :  la double casquette de directeur général et directeur de la rédaction de Serge Nedjar. "S'il était partant, ce serait une voie de sortie de crise express", estime même un reporter auprès de nos confrères. 

    Des propositions de la direction toujours "floues"

    La direction du groupe avait affirmé ce mercredi qu'"un règlement [était] proche" et avait fait des propositions écrites aux salariés. Le directeur de la rédaction, également directeur de la chaîne, Serge Nedjar, devrait s'entourer d'adjoints et l'émission de l'animateur Jean-Marc Morandini, dont l'arrivée avait mis le feu aux poudres, serait placée sous l'autorité de la rédaction en chef de la chaîne, a indiqué une source proche du groupe à l'AFP. 

    Et aucun salarié ne serait contraint de travailler pour l'émission de l'animateur, mis en examen dans une affaire de corruption de mineurs, avait ajouté cette source. Mais ces propositions, qui ont été examinées ce jeudi 10 novembre par l'ensemble des salariés, ont été jugées "floues", "alors qu'il y a urgence", par plusieurs membres de la rédaction.

    Les grévistes réclament toujours la mise à l'écart de Jean-Marc Morandini, la signature d'une charte éthique, la nomination d'un directeur de la rédaction distinct du directeur général, et, plus largement, la définition d'un projet stratégique et éditorial "clair et précis" pour la chaîne d'information en continu. 

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