Accusé d'optimisation fiscale, Dany Boon porte plainte contre le site Mediapart

Médias
DirectLCI
RIPOSTE – Trois mois après la publication d’une vidéo dans laquelle Mediapart l’accusait d’optimisation fiscale, Dany Boon a décidé de poursuivre le site d’investigation en justice.

Dany Boon contre-attaque. Le 23 janvier, la superstar de la comédie française était épinglée par Mediapart dans une vidéo mettant en doute son "patriotisme fiscal". Le site d’investigation affirmait que l’acteur avait investi dans des fonds spéculatifs en passant par des paradis fiscaux.


Le champion du box-office y avait répondu le lendemain, dans un message posté sur Facebook. "J’ai toujours payé, je paye et je paierai toujours tout l’impôt là où il m’est réclamé partout où j’exerce mes activités professionnelles et artistiques", écrivait l’auteur de "Bienvenue les Ch’tis" et "Rien à déclarer".

"Je suis fier d’avoir payé en France en 2018, sur mes revenus 2017, un impôt très important correspondant à un taux d’imposition de près de 50%", ajoutait-il. "Toutes mes économies placées le sont légalement et déclarées dans le strict respect du droit et du devoir fiscal."


Fin de l’histoire ? Pas tout à fait. Ce jeudi 18 avril, le journaliste Fabrice Arfi, co-auteur de l’enquête en question, a révélé que l’acteur venait de porter plainte contre Mediapart. Non pas pour diffamation mais pour "vol, atteinte au secret des correspondances, violation du secret professionnel et recel."

Dans un billet publié sur le site d'information, Fabrice Arfi dénonce "cette procédure qui n’a qu’un objectif : trouver nos sources". Le journaliste estime "avoir fait son métier sur un enjeu d’intérêt public : le consentement à l’impôt et les manœuvres pour s’y soustraire. Il révèle par ailleurs avoir été entendu lundi par la Brigade de répression de la délinquance contre la personne (BRDP) de la police judiciaire de Paris. 


"Comme la loi nous y autorise, nous avons donc opposé aux questions des policiers le secret des sources", explique Fabrice Arfi. "C’est-à-dire la protection que nous offrons en toutes circonstances à ces personnes sans qui le journalisme ne serait rien et l’information ne serait qu’un pâle reflet de la communication."

Sur le même sujet

Plus d'articles

Lire et commenter