Accusés de se cacher derrière CopyComic, Baptiste Lecaplain et Kheiron répliquent

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CHASSE AUX SORCIÈRES - Sandra Sisley, l'épouse de l'humoriste Tomer Sisley, a lâché les fauves en affirmant sur Instagram connaître l'identité de l'internaute qui épingle depuis des mois les grands noms de l'humour français pour plagiat. Les deux comédiens visés lui ont répondu ce lundi 3 juin.

Qui se cache donc derrière CopyComic, ce vidéaste qui accuse de plagiat les grands noms de l'humour français ? Les humoristes épinglés cherchent à élucider le mystère depuis des mois, Gad Elmaleh ayant même contacté Twitter et Facebook pour obtenir des informations personnelles sur l'auteur de ces vidéos. Sans que l'identité de l'internaute ne soit dévoilée...


C'était sans compter sur Sandra Sisley, l'épouse du comédien Tomer Sisley - pointé du doigt lui aussi par des montages vidéos-, qui s'est fendue d'un message sans appel sur son compte Instagram dimanche 2 juin. "Identifié. On sait...", écrit-elle en légende d'une photo de l'humoriste Kheiron, faisant également "la bise à Baptiste Lecaplain" et citant Bob Swaim, réalisateur du film... "La Balance".  

Sandra Sisley poursuit dans les commentaires, dénonçant "la malveillance et la lâcheté" de Kheiron. Elle répond aussi à ceux qui taxent son mari de "recopieur de vannes". "C'est un artiste incroyable, généreux, talentueux qui a fait comme nous tous et toutes des erreurs. Point", rétorque-t-elle. Ses accusations font rapidement le tour des réseaux sociaux et provoquent une avalanche de tweets du comédien Philippe Lellouche, actuellement sur les planches avec Gad Elmaleh.

Le clin d'oeil à Michal qui n'avait pas volé l'orange du marchand

Alors c'est forcément sur les réseaux sociaux que les principaux intéressés ont eux aussi réagi. Avec humour. Baptiste Lecaplain a choisi de rendre hommage au seul et unique Michal de la "Star Academy 3", en reprenant les paroles de la chanson "L'orange du marchand" de Gilbert Bécaud. Michal n'avait pas volé l'orange, Lecaplain n'a pas mis au jour les emprunts des humoristes français.

il est impensable qu'une personne puisse récolter toutes ces données sans une aide massive. Et je le répète, je suis fier d'avoir fait partie de cette aideKheiron sur Twitter

"Non, ce n'est pas moi. Je ne veux pas surfer là-dessus", a  de son côté déclaré Kheiron à Closer, annonçant qu'il allait "s'exprimer sur ses réseaux sociaux dans la journée". C'est ce qu'il a fait en milieu d'après-midi dans une série de tweets intitulée "la vérité". L'humoriste rappelle les débuts difficiles pour tous ceux qui se lancent dans cette profession. "Ça  fait des années que mes collègues humoristes et moi-même assistons à un sempiternel vol de textes dans l'impuissance la plus totale. Et puis CopyComic est arrivé", souligne-t-il, parlant du vidéaste comme "un lanceur d'alerte" et non comme un "délateur". 

"C'est un acte citoyen", poursuit-il, "il nous a rendu justice à nous, auteurs, mais surtout à vous, public. Vous qui méritez de savoir la vérité. Des humoristes lui parlent mais également des journalistes et des anonymes fans de stand-up". "Croyez-moi, il est impensable qu'une personne puisse récolter toutes ces données sans une aide massive. Et je le répète, je suis fier d'avoir fait partie de cette aide", explique Kheiron. 

Il martèle ne pas être CopyComic et "ne peut décemment pas s'approprier l'oeuvre de la personne qui a assaini l'humour français". "Certes, nous étions beaucoup à le soutenir en secret mais c'est à lui qu'il faut rendre hommage", insiste-t-il, invitant "ceux qui sont derrière toute cette mascarade d'écouter le public en se remettant en question et en arrêtant de chercher des fautifs. Ils sont dans vos miroirs". Le message est passé.

Mon anonymat déplaît mais, en attendant, ils ne réfutent jamais les éléments présentésCopyComic sur Twitter

"Je ne suis ni Kheiron ni B. Lecaplain", a acquiescé CopyComic sur Twitter. "Mon anonymat déplaît mais, en attendant, ils ne réfutent jamais les éléments présentés. Pour ma part, je trouve assez folle la légèreté avec laquelle ils affirment tout et n'importe quoi, sans rien prouver, sans jamais s'excuser, malgré les erreurs et les conséquences", souligne-t-il souhaitant "bon courage" à ces détracteurs "leurs 'preuves' tant attendues". "Il y aura des bouts de ficelles, des 'c'est forcément lui' et des 'on m'a dit que' mais rien ne pourra prouver ce qui est faux !", dit-il encore.

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