"Bodyguard", "Killing Eve", "The Americans"... Les séries à rattraper pendant les fêtes

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SÉANCE DE RATTRAPAGE – Et si vous profitiez des vacances pour vous mettre à jour en matière de séries ? Nous vous avons concocté pour Noël une petite sélection de sept fictions à ne louper sous aucun prétexte. Il y en a pour tous les goûts.

Si pour beaucoup, les fêtes de fin d'années sont synonymes de bonne bouffe et de réunion familiale, c'est aussi le moment rêvé pour se relaxer devant une bonne série télé (de préférence avec une bonne couette sur les genoux). Et comme il est souvent difficile de faire un choix, nous vous avons préparé une petite sélection de sept séries qu'il faut absolument avoir vu. Au menu : un thriller politique ("Boduguard"),  une série d'horreur ("The Haunting of Hill House"), une fiction de braquage ("La Casa de Papel),  un pamphlet féministe ("La Servante écarlate"), un feuilleton d'espionnage classique ("The Americans"), un autre plus décalé ("Killing Eve") et une fiction pleine de paillettes ("Pose"). De quoi trouver votre bonheur. 

"Bodyguard"

C'est LA série anglaise dont tout le monde a parlé cette année. Véritable carton d'audience lors de sa diffusion sur la chaîne BBC One, "Bodyguard" va vous scotcher à votre fauteuil. Et contrairement à ce que son titre pourrait laisser croire, ce n'est pas un remake du long métrage culte avec Whitney Houston et Kevin Costner. A mi-chemin entre "24 heures chrono" et "Homeland", la série disponible sur Netflix raconte l'histoire d'un vétéran de guerre déprimé et traumatisé reconverti dans la protection des personnalités. 


Après avoir déjoué un attentat, il se retrouve affecté à la protection de Julia Montague, la Secrétaire d'État à l'Intérieur. Alors que cette dernière est visée par un complot, le garde du corps et la politicienne que tout oppose vont se rapprocher.  Si la série fonctionne aussi bien, c'est grâce à son casting emmenée par Richard Madden, alias Robb Stark dans "Game of thrones", excellent dans la peau d'un un soldat à la personnalité ambiguë et Keeley Hawes, qui incarne avec justesse une politicienne ambitieuse. 

"The Haunting of Hill house"

Envie de jouer à vous faire peur ? Alors que le genre horrifique a proliféré ces dernières années ("The Walking Dead", "American Horror Story", "Stranger Things"), voici une série à la fois effrayante et mélancolique diffusée par Netflix. Librement adapté du roman éponyme de Shirley Jackson paru en 1959, "The Haunting of Hill house" raconte  l'histoire de cinq frères et soeurs marqués par un séjour estival dans un manoir abandonné et hanté que leur parents ont décidé de retaper. 


Devenus adultes, ils ne se sont toujours pas remis des événement paranormaux auxquels ils ont assisté, ni de la mort de leur mère, disparue dans de mystérieuses circonstances. Naviguant entre passé et présent, la fiction réalisée par Mike Flanagan suit cette fratrie traumatisée tout en jouant habilement avec les codes de l'horreur. Ici, pas d'effets spéciaux impressionnants : le simple bruit d'une porte qui grince ou un travelling dans un couloir sombre suffit à nous terroriser. Bien joué. 

"La Casa de Papel"

Comment ça, vous n'avez pas encore vu la célèbre série espagnole ? Alors que Netflix dévoilera la 3e saison de  "La Casa de Papel" en 2019, il est temps de rattraper votre retard. Diffusé sur la chaîne espagnole Antenna 3, la fiction créée par Alex Pina est devenu en quelques mois un phénomène mondial. L'histoire ? Un petit groupe de braqueurs décide de s'attaquer à la Maison de la monnaie de Madrid. Une fois à l'intérieur, ils espèrent imprimer 2,4 milliards d’euros en espèces, sans avoir recours à la violence et ce malgré la présence de 67 otages. Très malin, ils vont donner du fil à retordre à l'inspectrice de police Raquel Murillo. 


Complètement addictive, si la série fonctionne aussi bien, c'est parce qu'on tombe rapidement sous le charme des personnages. Autour de l’énigmatique Professeur gravitent les truands rebaptisés avec des noms de ville : Berlin, Tokyo, Moscou, Denver, Nairobi ou encore Rio. Planqués derrière leur masque de Dali se cachent des hommes et des femmes fêlés, dans tous les sens du terme. On n'a qu'une envie : que leur plan réussisse. 

"La Servante écarlate"

Difficile de passer à côté de cette série féministe multi-récompensée. Emmenée par Elisabeth Moss (Peggy Olson, dans "Mad Men"), "La Servante écarlate" est une fiction glaçante adaptée du roman à succès du même nom de Margaret Atwood. Produite par Hulu et diffusé en France sur OCS Go, la fiction nous plonge dans un monde futuriste absolument effarant. Après un coup d'état contre le gouvernent américain, le pays est désormais régi par une dictature religieuse, la République de Gilead. 


La fertilité ayant dramatiquement chuté, les femmes encore capables de procréer sont réduites à l'état d'esclavage sexuel : régulièrement violées par les hommes de la haute société, elles ne servent plus qu'à donner des enfants. Sublimées par une mise en scène soignée, les deux saisons sont à la fois bouleversantes et effrayantes, tant le monde qu'elles décrivent nous fait parfois penser à celui dans lequel nous vivons. Une série essentielle. 

"The Americans"

Elle n’a pas connu les succès d’audience de certaines de ses consœurs, mais elle a tenu ses fans en haleine pendant des années. Et pour cause : tous les ingrédients d’une série dramatique sont réunis dans "The Americans", qui a tiré sa révérence en mai dernier. Au menu de cette série haletante, en partie disponible sur Netflix : de l’espionnage, de l’histoire (coucou la guerre froide) de la romance (mais pas niaise) et de nombreux cas de conscience. 


Au cours de ces six saisons, vous serez plongé dans les années 80, au sein des affres d’un couple d’agents dormants du KGB, qui, sous de fausses identités, vivent avec leurs enfants dans un quartier pavillonnaire de Washington. Le jour, ils sont simples agents de voyage. La nuit, ils sont agents tout court, n’hésitant pas à se grimer pour mener de périlleuses opérations, aussi fascinantes que réalistes. Si ce grand écart est réussi, c’est surtout grâce à la performance des deux acteurs : l’attachant Matthew Rhys et la magnétique Keri Russel. Se joue entre eux une véritable alchimie, qui a d’ailleurs dépassé le simple petit écran puisqu’ils sont désormais en couple dans la vraie vie. Une série à consommer sans modération (et avec de la vodka) !

"Killing Eve"

Sandra Oh vous avait manqué ? Réjouissez-vous, l'interprète de Christina Yang dans "Grey's Anatomy" a fait un retour en force sur le petit écran cette année dans une série anglaise diffusée sur Canal+ et que vous allez dévorer d'une traite. Dans "Killing Eve", elle campe un agent des renseignements britanniques lancée sur les traces d'une tueuse en série. La traque va rapidement devenir obsession pour le chasseur mais aussi pour la proie, dont les positions évoluent au fil de la saison. 


L'actrice américaine livre une prestation de haut-vol qui lui a valu une nomination à l'Emmy Award de la meilleure actrice dans une série dramatique. Pour camper Villanelle, tueuse au sang-froid sans pareille, les producteurs ont eu la bonne idée de faire confiance à Jodie Comer, déjà brillante dans la mini-série "Thirteen", inspirée de l'affaire Natascha Kampusch.

"Pose"

Un bijou. C'est le premier mot qui nous vient pour définir cette série signée du pape du genre, Ryan Murphy. Le père d'"American Horror Story" et de "Glee" nous plonge avec "Pose" dans le New York des années 1980, entre culte de l'argent promu par Donald Trump, culture underground et peur du virus du sida. Les personnages sont ciblés mais jamais caricaturaux. On y croise un patron véreux (incarné par James Van der Beek  vu dans "Dawson"), un père de famille désireux de réussir socialement mais incapable d'assumer sa bisexualité ou encore un jeune homosexuel viré de chez lui par ses parents. 


Sans oublier les "mères" des familles recomposées, qui s'affrontent lors de grand bals donnés dans des clubs de la Grosse Pomme. Plus qu'un hommage à la "ball culture", "Pose" est une lettre d'amour à la communauté LGBTQ  que chacun devrait se faire un devoir de lire. Et c'est encore disponible sur MyCanal. La cerise sur le gâteau ? Une bande-son 1980s qui donne envie de se déhancher devant sa télé. Une saison 2 a déjà été commandée. Une excellente nouvelle pour finir l'année !

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