"Cette décision me coûte, mais je l'assume" : Léa Salamé assure que sa mise en retrait "n'est pas une sanction"

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EXPLICATIONS - Elle ne voulait pas "prendre le risque d'être instrumentalisée". La journaliste Léa Salamé est revenue ce lundi matin sur sa décision de se mettre en retrait de "la Matinale" de France Inter pour ne pas porter préjudice à son compagnon Raphaël Glucksmann, candidat aux élections européennes.

Les auditeurs de France Inter devront se passer d'elle. Léa Salamé s'est mise en retrait de la couverture des élections européennes après l'annonce de la candidature de son compagnon Raphaël Glucksmann, afin de ne pas "prendre le risque d'être instrumentalisée". "Je vais en effet me retirer provisoirement de l'antenne de France Inter parce nous rentrons dans une période de campagne et que Raphaël Glucksmann, qui est mon compagnon à la ville, est candidat à ces européennes", a-t-elle confirmé ce lundi durant la matinale de la radio publique, qu'elle anime avec Nicolas Demorand. 

Alors que France Inter avait annoncé ce retrait vendredi dernier dans un communiqué, Léa Salamé a ainsi pris pour la première fois la parole afin d'expliquer les raisons qui l'ont poussée à faire ce choix. "Cette décision me coûte, mais je l'assume. Certains la jugeront critiquable, voire rétrograde. On pourrait arguer que ce serait faire insulte à votre intelligence, que personne ne tient mon stylo (...) On devrait aussi savoir en 2019 qu'une femme n'a pas le cerveau de son mari, qu'elle n'a pas à attendre à la maison que son mari fasse carrière", a précisé la journaliste, qui se mettra également en retrait de la présentation de "L'Emission politique" sur France 2. 

On devrait aussi savoir en 2019 qu'une femme n'a pas le cerveau de son mari, qu'elle n'a pas à attendre à la maison que son mari fasse carrière- Léa Salamé

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"Cette décision est la mienne, en accord avec ma direction. Ce n'est pas une sanction, c'est moi qui ai pris l'initiative d'en parler en toute franchise avec mes patronnes avec lesquelles j'ai eu la chance de discuter longuement et librement. (…) Parce que les périodes de campagne sont particulièrement sensibles et inflammables, je ne veux pas que dans cette période-là on me reproche une quelconque collusion ou impartialité, a-t-elle ajouté. Je veux aussi par cette décision protéger cette belle matinale, la rédaction de France Inter et cette chaîne que j'aime profondément", a conclu Léa Salamé, qui continuera en revanche d'animer le magazine culturel "Stupéfiant!", diffusé chaque lundi soir sur France 2.

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