Clash Angot/Rousseau/Moix dans "ONPC" : Marlène Schiappa dépose un signalement au CSA

Clash Angot/Rousseau/Moix dans "ONPC" : Marlène Schiappa dépose un signalement au CSA

POLÉMIQUE - L'émission "On n'est pas couché" a été marquée ce week-end par un clash entre l'ex-élue écologiste Sandrine Rousseau et les deux chroniqueurs Christine Angot et Yann Moix. Une séquence qui n'a pas manqué de faire réagir les téléspectateurs. Contacté, le CSA nous a indiqué ce lundi avoir été saisi un millier de fois.

Sandrine Rousseau était l'invitée de l'émission "On n'est pas couché", samedi 30 septembre. L'ancienne porte-parole de d'Europe-Ecologie-Les-Verts (EELV) était venue présenter Parler (éditions Flammarion), un livre qui revient sur l'agression sexuelle dont elle affirme avoir été victime en 2011. Mais son interview a rapidement tourné au clash. 


Prise à partie par la chroniqueuse Christine Angot, elle n'a pu retenir ses larmes. "Ces larmes sont avant tout celles du désespoir de voir à quel point la parole est douloureuse et difficile et à quel point on a laissé sur le ring s’affronter deux femmes", a-t-elle par la suite expliqué dans un communiqué. Un affrontement qui n'a pas laissé indifférent de nombreux télespectateurs : "Nous avons reçu un millier de saisines concernant cette séquence" nous a indiqué le CSA ce lundi, ajoutant que la plainte "sera prochainement étudiée" par le Conseil.

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Dans la foulée, la secrétaire d'Etat à l'Egalité entre les femmes et les hommes Marlène Schiappa a, selon France Inter, déposé un signalement, lundi 2 octobre à la mi-journée. L'ancienne adjointe à la mairie du Mans a ainsi regretté qu'"une victime ayant le courage de briser le silence autour des violences sexuelles soit ainsi publiquement humiliée et mise en accusation".


Et Marlène Shicappa de fait valoir la loi pour rappeler au CSA son rôle de prévention contre "les stéréotypes, les préjugés sexistes, les images dégradantes, les violences faites aux femmes et les violences commises au sein des couples", citant également le théoricien situationniste Guy Debord, qui voyait dans le "spectacle" un "rapport social entre des personnes, médiatisé par des images".

"Vous n'imaginez pas la violence de ce que vous dites là"

Si le ton est monté, c'est que Christine Angot n'a pas apprécié que l'ancienne élue écolo veuille "donner aux femmes - victimes d'agressions sexuelles - des outils pour se faire entendre". "Je vous interdis de dire ce que vous dites !", l'a interrompue la chroniqueuse. "Vous ne pouvez pas parler au nom de toutes les femmes. Vous auriez dû dire ‘je’. On ne peut parler que de son viol", a ajouté celle qui fut elle-même victime d'un viol dans sa jeunesse et qu'elle relate dans deux ouvrages, L’Inceste et Une semaine de vacances. A la question 'que doit-on faire en cas d'agression?', elle a ensuite lâché sans sourciller "et bien, on se débrouille".

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Christine Angot reine des clash

Un peu plus tard, Yann Moix, l'autre chroniqueur, a de son côté demandé : "Doit-on tenir sur ce genre de propos (une agression sexuelle), plutôt des discours ou plutôt livrer une parole? (...) Les hommes politiques sont dans un autre univers, dans un autre cosmos qui est celui du discours." Une intervention qui a, là aussi, interloqué Sandrine Rousseau : "Je ne peux pas entendre que j'ai un discours là-dessus, je ne peux pas l'entendre, je suis désolé. Vous n'imaginez pas la violence de ce que vous dites là".

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