Des "sanctions" méritées mais aucun des "sévices décrits par Yann" : José Moix se défend à nouveau de toute maltraitance

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DROIT DE RÉPONSE - Dans une lettre envoyée à L'Obs, José Moix reconnaît que son fils est "probablement une victime mais qu'il en oublie une autre, son frère" Alexandre. Il raconte que l'écrivain est "devenu un enfant terrible" dès la naissance de son cadet envers qui Yann se serait montré violent à plusieurs reprises.

Il a pensé à faire interdire le livre après la diffusion du portrait de son fils dans "Sept à Huit" dimanche 19 août. Mais José Moix a renoncé, affirmant qu'il s'agit d'un "magnifique roman" et d'une "pure oeuvre de fiction". "Ce sont les interviews que donne Yann et l'angle de sa promotion qui dénaturent la réalité", écrit-il dans une lettre envoyée à L'Obs jeudi 22 août.

Après avoir déjà nié une première fois les accusations de violences physiques et verbales racontées par Yann Moix dans son nouveau livre "Orléans", le père de l'écrivain s'explique à nouveau. Plus longuement. "Les réactions adoptées à la suite de ses comportements mettant parfois en danger la vie de son petit frère ne correspondent pas aux sévices décrits par Yann", assure-t-il.

A 6 ans, Yann Moix aurait tenté de défenestrer son frère puis le noyer dans la cuvette des toilettes

Il affirme que "contrairement à ce que Yann prétend, les sanctions n'arrivaient pas sans raison". Il raconte alors que l'ancien snipeur d'"On n'est pas couché" "n'a jamais accepté la naissance de son frère Alexandre, de quatre ans son cadet". "Lui qui avait été un enfant si doux jusque-là, il est devenu un enfant terrible" dont il était "difficile de canaliser la violence". Il parle de cette fois où le petit Yann, alors âgé de 6 ans, a voulu "défenestrer du premier étage son petit frère" avant que celui-ci ne soit "rattrapé in extremis". De cette autre où, "il a tenté au même âge de le noyer dans la cuvette des toilettes". 

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"Il le rabaissait sans cesse, l'humiliait et le rouait de coups dès que nous avions le dos tourné", dit-il encore, reconnaissant avoir "probablement mal agi face à l'ampleur des violences qu'il faisait subir à son petit frère". José Moix justifie ses réactions par son enfance lors de laquelle il a aussi été "abandonné et martyrisé". "J'ai éduqué mes enfants comme j'ai pu et certainement de manière trop sévère, mais très loin des sévices décrits", martèle-t-il. Et d'ajouter : "Yann est probablement une victime mais il en oublie une autre, son frère".

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