"Dirty John" : la série phénomène de Netflix va vous faire passer une mortelle Saint-Valentin

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À VOIR - Le coup de foudre entre Connie Britton et Eric Bana vire au thriller psychologique dans cette série à succès rachetée par Netflix, qui s'inspire d'une histoire vraie. Huit épisodes, à dévorer seul ou accompagné, qui étaient à l'origine un podcast. Ou comment un fait divers est devenu un produit culturel.

Il y a des romances qui font rêver. D'autres qui font trembler. Celle de Debra et John dans "Dirty John" entre dans les deux catégories. Elle a la cinquantaine, mène une brillante carrière de designeuse d'intérieur près de Los Angeles, a derrière elle quatre mariages ratés mais a quand même envie de continuer de croire à l'amour, malgré l'avis de ses enfants. Alors elle écume les sites de rencontres jusqu'à tomber sur celui qui semble en tout point parfait. 

Médecin anesthésiste, divorcé, père lui aussi et d'un charisme à toutes épreuves. En cinq semaines, ils emménagent ensemble. En huit semaines, ils se passent la bague au doigt. Mais les illusions de la Californienne vont s'effondrer aussi vite que la relation a débuté, sur fond de mensonges, drogue, prison et manipulations psychologiques. Pour se finir par une mort sanglante.

Le pire ? C'est que tout est vrai. La série, disponible en France sur Netflix pile pour la fête des amoureux, jeudi 14 février, puise son inspiration dans un podcast à succès du Los Angeles Times lancé en octobre 2017, qui lui même détaillait en six numéros ce fait divers datant de 2016. Le premier épisode de la série, qui a pris fin en janvier sur Bravo aux Etats-Unis, est une copie conforme du matériel d'origine, écrit et raconté par le journaliste Christopher Goffard. La vraie Debra y relate son coup de foudre pour le ténébreux John, de leur premier rendez-vous à leur installation dans une somptueuse villa avec vue sur la baie. Le reste contient, comme toute adaptation, quelques libertés. Le podcast a déjà été écouté plus de 40 millions de fois. Le final de la série a lui offert à la chaîne câblée la meilleure audience de son histoire pour un programme de fiction.

Connie Britton était sans doute la seule actrice à pouvoir incarner cette Madame tout le monde bling bling

Il faut dire que "Dirty John" est à la fois mystérieux, sexy et terriblement proche de nous. Il est très facile de s'identifier à Debra, trop aveuglée par ses sentiments pour percer au jour son compagnon. "Il remplissait toutes les cases (...). Il avait toujours réponse à tout. Il était doué pour ça. Il était démonstratif pour parler de ses sentiments, il m'étudiait. Puis il m'a 'gaslightée' (recouvrir quelqu'un d'amour pour mieux le faire douter ensuite et l'anéantir, ndlr)", explique-t-elle à Forbes, dénonçant les critiques de ceux qui l'ont trouvée trop stupide pour s'échapper de cette relation toxique. "C'est triste parce que de plus en plus de personnes n'ont pas de compassion. Il y a tellement de victimes qui sont trop honteuses pour parler", regrette-t-elle.

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Alors pour incarner cette Madame tout le monde version bling bling, les producteurs ont fait confiance à une actrice bien connue des téléspectateurs outre-Atlantique. La seule, sans doute, à pouvoir embrasser un personnage à la fois en pleine possession de ses moyens et totalement apeuré. Vue dans la première saison d'"American Horror Story", dans "Friday Night Lights" et plus récemment dans "Nashville", l'actrice américaine de 51 ans joue les fausses ingénues comme personne. Sa prestation a été saluée d'une nomination au Golden Globe de la meilleure actrice et on ne serait pas étonné de la retrouver aux Emmy Awards à la rentrée. Face à elle, Eric Bana est impeccable. On a tellement envie de le croire alors que pourtant...

Son couple presque parfait vient rappeler, plus que jamais, qu'il faut se méfier des apparences.

"Dirty John", série de  huit épisodes de 50 minutes disponible dès le 14 février sur Netflix.

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