Emmanuel Macron sur TF1 : pour Jean-Pierre Pernaut, "l'idée est d'être le plus proche possible des préoccupations des Français"

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INTERVIEW - A quelques heures de son interview avec le président de la République, une équipe de LCI est allée à la rencontre de Jean-Pierre Pernaut. Ses inquiétudes, les coulisses de l'interview... : il répond sans langue de bois.

Une école primaire dans un petit village normand : Emmanuel Macron, sur proposition de Jean-Pierre Pernaut et des équipes de TF1, a choisi un cadre inédit pour la troisième interview télévisée de son quinquennat. L'objectif pour le chef de l'Etat est d'expliquer ses réformes aux personnes âgées, aux ruraux et aux classes populaires, des électorats à reconquérir.


Durant une heure, Jean-Pierre Pernaut interrogera Emmmanuel Macron, un entretien entrecoupé de "courts reportages et témoignages, via lesquels des Français pourront interpeller ou s'adresser au chef de l'Etat", selon Jean-Pierre Pernaut. Comment se sent-il à quelques heures de l'interview ? Quelle sera la tonalité de l'entretien ? Une équipe de LCI est allée à sa rencontre.

LCI : Comment vous sentez-vous à la veille de l’interview ? Un peu de stress, d’appréhension ?

Jean-Pierre Pernaut : On a souhaité aller dans un petit village : ça représente un peu toute cette France qui souffre et à laquelle le président de la République a peut-être envie de s’adresser. En tout cas nous on avait envie d’aller dans ce cadre habituel du journal de 13h, la France des territoires, la France rurale. Il y a bien évidemment du stress. J’espère que le président de la République sera à l’aise dans le journal et qu’il aura envie de dire des choses car sa parole est quand même rare.

LCI : Quelle va être la tonalité de cette interview ?

Jean-Pierre Pernaut : La tonalité sera d’être, en ce qui me concerne, le plus naturel possible et le plus proche des préoccupations des Français qui nous regardent à cette heure-là tous les jours : les grèves de train vont-elles durer encore longtemps, les petites communes qui souffrent avec la baisse des dotations, les 80 km/h, le malaise des fonctionnaires, les impôts, la souffrance dans les hôpitaux avec le personnel qui n’en peut plus. Des questions liées à la vie quotidienne. J’ai envie de lui poser plein de questions, on va voir si on aura le temps car une heure ce n’est pas long. On va essayer avec beaucoup de témoignages et de reportages.

Je l’ai rencontré à l’Elysée simplement pour lui proposer cette émissionJean-Pierre Pernaut

LCI : Avez-vous eu Emmanuel Macron au téléphone ?

Jean-Pierre Pernaut : Pas du tout, je l’ai rencontré à l’Elysée simplement pour lui proposer cette émission et ce journal avec des reportages et des thèmes de vie quotidienne. Il n’en sait pas plus. Il a accepté de venir à Berd’huis, une ville qu’on a choisi avec les équipes de TF1. Cette commune de l’Orne, 1100 habitants, qui souffre de la disparition progressive des services publics. Ça n’est d’ailleurs pas du tout une terre macronienne. D’ailleurs, c’est un pays qui a voté majoritairement pour Marine Le Pen au premier tour des dernières élections présidentielles. Un village de France qui ne se sent pas forcément très bien mais qui est très heureux d’accueillir le président. Et dans une école, c’est à mon avis le symbole de la République dans un village.

LCI : Vous avez hâte d’être à demain ?

Jean-Pierre Pernaut : Oui j’ai hâte d’être à demain… soir (rires)

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