Eurovision : le groupe islandais Hatari sera-t-il sanctionné pour avoir exhibé des banderoles aux couleurs de la Palestine ?

Médias

POLITIQUE – Connu pour ses prises de positions en faveur de la Palestine, le groupe islandais Hatari a arboré des banderoles à la fin du concours déclenchant des réactions du public et la colère des organisateurs. Ce geste leur vaudra-t-il un avertissement ?

Ils ont enfreint le règlement de l'Eurovision. Samedi soir, au moment de l'attribution des points accordés par le public, le groupe islandais Hatari a réalisé un coup d'éclat médiatique en brandissant des banderoles aux couleurs du drapeau palestinien. Si les membres du groupe n'ont jamais caché leur hostilité à la politique de Benyamin Netanyahu (ils l'ont même défié en l'invitant  à un match de lutte islandais), de nombreux observateurs s'attendaient à une prise de position sur scène, durant  leur prestation sur le titre "Hatrid mun sigra" ("la haine l'emportera"). 

Le groupe élécrto-punk qui se revendique comme anti capitaliste, a préféré attendre que toutes les caméras soient braquées sur lui au moment de l'attribution des points pour marquer le coup. Hués par le public, ils ont jeté un froid dans la compétition qui se veut apolitique. "Pas de politique !", rappelait même le célèbre mannequin Bar Refaeli, qui présentait la soirée qui se déroulait à Tel-Aviv. Ils ont d'ailleurs été copieusement hués par le public. 

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Un geste politique qui devrait avoir des conséquences

Leur geste devrait par ailleurs avoir des conséquences, comme l'a indiqué l'Union européenne de Radio-télévision (UER), organisatrice du concours dans un communiqué. Estimant que leurs agissements "contreviennent directement" aux règles du concours, "les conséquences [en] seront discutées", a expliqué l'UER . Hatari écopera-t-il d'un avertissement officiel ? L’Islande sera-t-elle disqualifiée l'année prochaine du concours de l'Eurovision qui se tiendra aux Pays-Bas ?

Madonna également épinglée

Au début du show, c'est la chanteuse Madonna qui, là aussi, a fait polémique. Deux de ses danseurs arboraient en effet dans le dos des drapeaux israélien et palestinien. L'UER a expliqué que cette référence politique ne figurait pas lors des répétitions. L'Eurovision "est un événement apolitique et Madonna en avait été informée". "C'était une erreur, on ne peut pas mélanger la politique à un événement culturel, avec tout le respect que je dois à Madonna", a affirmé de son côté la ministre israélienne de la Culture Miri Regev avant le conseil des ministres hebdomadaire. 

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