Harcèlement en ligne : le gouvernement au chevet de Bilal Hassani, le représentant de la France à l'Eurovision

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RIPOSTE - Invité ce jeudi sur Europe 1, le secrétaire d’Etat chargé du numérique Mounir Mahjoubi a annoncé son intention de recevoir avec sa collègue Marlène Schiappa les avocats et les associations qui soutiennent Bilal Hassani, le représentant de la France à l’Eurovision, harcelé sur les réseaux sociaux.

Sa victoire a provoqué un nouveau déferlement sur les réseaux sociaux. Samedi 26 janvier, Bilal Hassani était désigné candidat de la France au prochain Concours Eurovision de la chanson grâce au vote des téléspectateurs de France 2. Star sur Youtube, l'ancien candidat de "The Voice Kids" a fait son coming-out l'an dernier et porte dans sa chanson "Roi" un message de tolérance visiblement difficile à entendre pour certains...


Ce mardi 29 janvier, Stop Homophobie a annoncé porter plainte, avec deux autres associations, pour "injures, provocation à la haine et à la violence et menaces homophobes". Le 17 janvier, elle avait déjà déposé plus de 200 plaintes avec constitution de partie civile afin d’obtenir la condamnation de ceux qui injurient et menacent le chanteur de 19 ans.

Invité ce jeudi matin sur Europe 1, le secrétaire d’Etat en charge du numérique Mounir Mahjoubi a annoncé qu’il allait recevoir ce vendredi avec Marlène Schiappa, la secrétaire d’Etat chargé de l’égalité entre les hommes et les femmes, les avocats de Bilal Hassani et les représentants des associations qui le soutiennent.

 

"Nous voulons les rencontrer pour savoir quelles difficultés ils ont rencontré parce que nous allons nous engager pour faciliter ces démarches-là en général", a-t-il expliqué, rappelant la volonté du gouvernement de faire voter en 2019, "une loi sur la lutte contre les contenus haineux, violents et le harcèlement en ligne".

"L’anonymat absolu, ce n’est pas possible", a insisté Mounir Mahjoubi au micro de la station. Même pour quelqu’un qui a un pseudo sur les réseaux sociaux. Quand une plainte est déposée, la plupart du temps on retrouve et on condamne." Sur son site, Stop Homophobie a publié plusieurs de ces messages d'injures à l'encontre de Bilal Hassani. D'après l'avocat de l'association, leur auteurs "encourent jusqu'à 6 ans d'emprisonnement et 45.000 euros d'amende".

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