INFO LCI - Banalisation du viol conjugal dans TPMP : le CSA reçoit une quarantaine de saisines

INFO LCI - Banalisation du viol conjugal dans TPMP : le CSA reçoit une quarantaine de saisines

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CULTURE DU VIOL - Une séquence sur le viol dans l'émission "Touche pas à mon poste", de Cyril Hanouna, a fait bondir des téléspectateurs. A l'heure actuelle ce vendredi 26 octobre, le CSA indique à LCI avoir reçu une quarantaine de saisines.

La séquence s'est déroulée dans la partie de l'émission nommée "Le quart d'heure sans filtre". Dans "Touche pas à mon poste" jeudi 25 octobre, les invités de Cyril Hanouna étaient appelés à se prononcer sur un sondage polémique lancé par Fun radio : "Charlotte ne supporte pas que son mec lui fasse l'amour la nuit quand elle dort. Vous trouvez cela normal ?"


Depuis supprimée parce qu'accusée de banaliser ce qui se présente en réalité comme un viol, cette consultation en ligne n'a pas manqué de faire réagir les chroniqueurs de C8, à heure de grande écoute. De nombreux internautes, qui ont écouté la séquence, se sont indignés de voir une "culture du viol" à ce point infusée sur le plateau. Selon nos informations, le CSA avait reçu, vendredi en fin de matinée, une quarantaine de saisines. 

Employer le mol 'viol' pour ça, c'est une honte pour les gens qui sont violésMathieu Delormeau dans "Touche pas à mon poste"

Alors que peut-on entendre dans cette séquence ? D'abord, c'est Géraldine Maillet, écrivaine et réalisatrice, qui réagit à la politique menée par Marlène Schiappa, secrétaire d'Etat en charge de l'Égalité entre les femmes et les hommes. "Elle est en train de judiciariser les relations entre les hommes et les femmes", dit-elle. "Il va y avoir un code civil du sexe, ça veut dire qu'on a le droit de faire l'amour entre 23 heures et minuit et à minuit cinq il y aura un procès verbal ! Enfin ça devient n'importe quoi. On est en train de devenir fous (...) Mettre le mot 'viol', aujourd'hui, pour ce cas précis de Charlotte, ça n'a aucun sens, voilà. C'est presque dangereux pour tout le monde." 


Quelques instants plus tard, Delphine Wespiser, ancienne Miss France, lui emboîte le pas : "Avec Charlotte, on ne parle pas de son voisin, on parle de son petit copain, avec qui elle est et qu'elle est censée aimer. (...) Des choses qui se font quand l'une ou l'autre personne dort, c'est tout à fait mignon, tout à fait sympa."

Puis Mathieu Delormeau, chroniqueur-phare de l'émission, prend la parole dans une intervention en forme de coup de gueule. "Employer le mol 'viol' pour ça, c'est une honte pour les gens qui sont violés. (...) C'est agaçant parce que c'est des sujets graves. Il y a des gens qui sont vraiment violés", indique-t-il, sous-entendant vraisemblablement que le cas hypothétique de Charlotte, décrit dans l'énoncé, ne serait pas un viol. "On sait ce que c'est un viol, à quel point ça peut être dangereux. 99% des gens ont compris le sens de cette question qui est : réveiller sa copine qui a envie de dormir et qui n'a pas envie de faire l'amour pour lui proposer de faire l'amour. C'est pas un viol en l'attachant, en la contraignant, c'est pas ça le sens de la question."

"C'est à cause de gens Précisons qu'à la suite de ses deux collègues, une autre chroniqueuse s'exprime, indiquant qu'à son sens, la question posée par la station de radio décrit bel et bien un viol. Pour rappel, la définition légale d'un viol est tout acte de pénétration sexuelle, de quelque nature que ce soit, commis sur autrui par violence, contrainte, menace ou surprise. La qualification de "surprise" cible en particulier les cas où la victime ne peut pas consentir car inconsciente, alcoolisée ou endormie. Par ailleurs, 80% des viols sont commis par des "proches" de la victime.

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