"Injuste et injustifiée" : Audrey Pulvar regrette la mise à l’écart de Léa Salamé

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PAS D’ACCORD – Léa Salamé a-t-elle raison de suspendre une partie de ses activités de journaliste en raison de la candidature aux élections européennes de son compagnon, Raphaël Glucksmann ? Pour sa confrère Audrey Pulvar, c’est clairement non.

Ce n’est pas une première. Comme d’autres journalistes avant elle, Léa Salamé n’assurera pas d’interviews politiques durant la campagne des élections européennes en raison de la candidature de son compagnon, Raphaël Glucksmann. D’un commun accord avec la direction de France Inter, elle quittera la matinale de la station de la fin mars au lendemain du scrutin, le 27 mai. Dans l’intervalle, elle ne présentera pas non plus L’Emission Politique sur France 2. Mais elle continuera à animer le magazine culturel Stupéfiant sur la chaîne. 


Confrontée au même dilemme en 2012, lorsqu’elle avait suspendu son émission sur France Inter à l’entrée au gouvernement d’Arnaud Montebourg, son compagnon de l’époque, Audrey Pulvar désapprouve cette jurisprudence qui a également touché Anne Sinclair, Béatrice Schönberg, Marie Drucker et autre Christine Ockrent en leur temps.

"En 2019, en France, on continue de reprocher à une femme les opinions politiques de son compagnon", écrit-elle sur Twitter. "Nous, pauvres petites choses si influençables, incapables de discernement ? Cette mise à l’écart de Léa Salamé est injuste et injustifiée.

Interpellée par un internaute, Audrey Pulvar précise le fond de sa pensée dans un second tweet : 1/ en quoi les idées de son compagnon la rendraient moins objective ? 2/ en quoi les idées de son compagnon aggraveraient ou atténueraient cette tendance (selon vous) ? 3/ la réponse est non. On ne demande pas la même chose à un homme.

Sur ce dernier point, la journaliste oublie que son confrère Franck Ballanger a été contraint d’arrêter de couvrir l'actualité sportive sur Radio France après la nomination en septembre dernier de sa compagne, l’ancienne championne de natation Roxana Maracineanu, au poste de ministre des Sports.

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